Une expérience géniale pendant le Festival #

Le Jeudi 16 mai, 2019. Pas de commentaires

La Région souhaite mettre en place avec Avignon OFF un prix découverte qui récompense la première création en Avignon d’une compagnie de Théâtre installée dans la région. Pour cette première édition du Prix de la Jeune Création Région SUD, nous sollicitons la participation de 4 ou 5 élèves issus de la section théâtre de votre établissement afin d’être membres du jury.

Sous la houlette d’un Président de jury, artiste de la Région (en cour de sélection) les jurés seront mobilisés du 8 au 13 juillet inclus. Ils seront accueillis dès le 8 juillet 10h sur la péniche de la Région Sud amarrée au Quai de la Ligne où se déroulent les rencontres professionnelles pendant une semaine.

Après avoir fait connaissance, un temps de discussion autour de la jeune création sera proposé et la liste des spectacles sélectionnés leur sera soumise. Les jurés auront du 8 au 12 juillet pour se présenter dans chacun des lieux et voir les spectacles de la sélection. Ils bénéficieront d’une gratuité pour tous les spectacles de cette sélection. Les nuitées et les repas ne seront pas pris en charge.


La compagnie lauréate sera désignée à l’issue de la semaine avec à la clé un chèque de 3000€, la gratuité d’un module de formation de l’ARCADE Agence Régionale des Arts du Spectacle en Région, qui accompagne les compagnies dans leur structuration et leur professionnalisation, la gratuité d’un temps de travail en résidence à la Régie.


Le Prix sera remis en présence de Michel Bissière, Vice-Président de la Commission rayonnement culturel, patrimoine et traditions de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur le samedi 13 juillet sur la péniche Région Sud.

SAVE THE DATE !!!!!!#

Le Jeudi 16 mai, 2019. Pas de commentaires

Le samedi 1 juin les élèves de théâtre de la seconde à la terminale auront la trouille et le plaisir de vous  présenter leur travail de l’année, à la Chartreuse, au Tinel, une grande première !!!
Soyez curieux, fiévreux, venez nombreux, restez précautionneux  (mieux vaut réserver au 04 90 15 24 24).

horaire établissement classe enseignante contenu
16h-16h20 Mistral seconde spé Sonia Bresson Alexia Vidal , à nos corps défendus
16h30-16h50 Mistral 1ère spé Sonia Bresson Sabine Tamisier
17h-17h20 Jean Vilar 1ère Geneviève Lepage Sabine Tamisier autour du théâtre forum
18h-18h20 Mistral ter fac Sonia Bresson Christian Giriat
18h30-18h50 Mistral 1ère fac Géraldine Tellene Christian Giriat Avions en papier d’Elise Wilke

Joël Pommerat : « Monsieur Blanquer, votre réforme du lycée va dégrader la qualité des enseignements artistiques »#

Le Dimanche 12 mai, 2019. Pas de commentaires

Dans une tribune au journal Le Monde, l’auteur-metteur en scène dénonce les effets de la réforme sur les enseignements artistiques


Il y a quelques semaines, j’ai signé une pétition lancée par une association nationale de professeurs, d’artistes et de structures culturelles pour défendre la place de l’enseignement artistique au lycée. J’ai signé cette pétition parce que je voudrais qu’une société comme la nôtre continue à offrir à des jeunes gens lycéens la possibilité de découvrir des œuvres, de rencontrer des artistes, et surtout de pratiquer un art. Je pense que l’école est le lieu propice pour une telle rencontre, et même qu’il s’agit de sa mission. A titre personnel, j’ai pu constater les bénéfices extrêmement concrets de ces enseignements artistiques tels qu’ils ont été pensés et mis en place il y a environ trente ans. Bien sûr, on pourrait faire encore mieux, mais ce qui m’inquiète aujourd’hui c’est le risque qu’on fasse moins bien.


Le 29 mars, vous m’avez fait l’honneur, Monsieur le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, de m’adresser une lettre, pour faire suite à ma signature et me détailler mieux votre projet. J’ai le regret de vous dire, Monsieur le ministre, que vos arguments me m’ont pas convaincu. En effet, derrière l’ambition que vous affichez pour votre réforme d’ouvrir plus largement l’accès aux enseignements artistiques à tous les élèves sans distinction, c’est une réalité très différente qui se profile.


La préférence aux spécialités « rassurantes »
Comme vous ne pouvez pas l’ignorer, votre réforme du bac, qui fait suite à celle de l’entrée à l’université (Parcoursup), va certainement pousser la grande majorité des élèves à faire des choix stratégiques et professionnels de plus en plus tôt. En dehors d’une minorité d’élèves issus de milieux culturels favorisés et soutenus par leurs parents, il est évident que très peu s’aventureront à choisir une spécialité artistique face à des spécialités plus rassurantes et professionnalisantes comme les mathématiques, la physique, les sciences politiques ou les langues.


Le jeu des coefficients (très haut pour les matières choisies en spécialité, et minime pour les options facultatives) est un autre élément évidemment discriminant et décourageant que vous semblez sous-estimer. L’art avant d’être une option professionnalisante (et rentable) ne devrait-il pas se penser et s’éprouver en dehors de toute stratégie de carrière et de logique économique ?


Vous avez revalorisé la philosophie dans votre réforme, or l’art, en tant qu’expérience, qu’expérimentation ouverte aux autres et au monde, ne devrait-il pas lui aussi être mieux défendu ? C’est le contraire qui va se produire, puisque sur les douze spécialités proposées, seules sept devraient pouvoir être assurées au sein des établissements. Pour les cinq autres, dont l’art justement, les élèves devront se déplacer, ce qui prend du temps, coûte de l’argent, sans parler de la complexité pour les établissements d’établir des emplois du temps concertés.

Finalement, la liberté de choix affichée par votre réforme sera contredite entièrement par les nombreuses difficultés que vous semblez ne pas voir, et ce n’est malheureusement pas la création dans une dizaine de lycées des spécialités cinéma ou théâtre qui changera la donne. Depuis des années, beaucoup de professionnels alertent sur les moyens donnés à ces enseignements artistiques afin de garantir une ambition minimum.
Tout porte à croire que ces enseignements où on développe une réflexion personnelle et un sens du travail collectif, ces enseignements artistiques à haute valeur ajoutée sont bel et bien menacés.


Actuellement, le financement du partenariat avec les artistes est en nette réduction dans la plupart des régions. Et demain, les ouvertures de spécialités que vous annoncez se feront sans financement supplémentaire pour rémunérer ces mêmes artistes qui doivent travailler avec les enseignants. Dans les options, leur présence ne sera même plus obligatoire.
Que dire, Monsieur le ministre, d’un enseignement artistique sans artiste ?
C’est pour toutes ces raisons que je réaffirme ma toute première impression : par choix politique ou par négligence, votre réforme va dégrader la place et la qualité des enseignements artistiques dans notre système éducatif. Il est évident que contrairement à ce que vous prétendez, dans votre lettre du 29 mars, il n’y a pas « toutes les raisons de penser que le nombre d’élèves qui suivent ces enseignements va augmenter significativement dans les années à venir ».

Tout porte à croire que ces enseignements où l’on prend le temps de se confronter aux œuvres et à ceux qui font le métier d’artiste, où on se donne le temps d’expérimenter de l’intérieur différents processus artistiques, où on acquiert un regard critique, où on développe une réflexion personnelle et un sens du travail collectif, ces enseignements artistiques à haute valeur ajoutée sont bel et bien menacés. En espérant que vous pourrez prêter attention à ces arguments.


Joël Pommerat est auteur et metteur en scène. Il a notamment écrit « La Réunification des deux Corées » (Actes Sud, 2013) et « Ça ira (1) Fin de Louis » (Actes Sud, 2016), pièce qui a reçu trois ­Molière en 2016 – Molière du metteur en scène d’un spectacle de théâtre­ ­public, de l’auteur francophone vivant et du théâtre public. Elle est actuellement jouée au Théâtre de la Porte Saint-Martin, à Paris.

Avis d’audition pour le Festival d’Avignon#

Le Jeudi 9 mai, 2019. Pas de commentaires

AVIS D’AUDITION

1 JEUNE FILLE POUR ARCHITECTURE
MISE EN SCÈNE DE PASCAL RAMBERT


Dans le cadre de sa 73è édition, le Festival d’Avignon recherche pour la compagnie structure production une jeune fille (18 ans révolus au 23 juin 2019), vivant sur Avignon ou dans les environs, de petite taille et ayant un air juvénile pour jouer une enfant de 12 ans dans le spectacle Architecture, qui sera créé et mis en scène par Pascal Rambert dans la Cour d’honneur du Palais des papes.


Ce spectacle est interprété par : Emmanuelle Béart, Audrey Bonnet, Marie-Sophie Ferdane, Marina Hands, Arthur Nauzyciel, Stanislas Nordey, Denis Podalydès de la Comédie-Française, en alternance avec Pascal Rénéric, Laurent Poitrenaux, Jacques Weber.


Aucune expérience de théâtre n’est exigée


Rémunération sur les répétitions et les représentations selon grille SYNDEAC

PLANNING RÉPÉTITIONS du mardi 25 juin au samedi 29 juin, mardi 2 et mercredi 3 juillet 2019, dans la Cour d’honneur, en soirée (à confirmer)


REPRÉSENTATIONS les 4-5-6 juillet et les 8-9-10-11-12-13 juillet 2019


DURÉE ESTIMÉE DU SPECTACLE : 3 heures


HORAIRE DE DÉBUT : 21h 30


DISPONIBILITÉ
Disponibilité requise sur toute la période : du 25 juin au 13 juillet 2019

RENCONTRE
Le metteur en scène et auteur Pascal Rambert et l’équipe de production du Festival d’Avignon rencontreront les jeunes filles présélectionnées à La FabricA (rue Paul Achard), le jeudi 23 mai 2019 entre 16h et 19h.

Document à consulter et télécharger ici : Annonce Audition Festival d’Avignon

Si, si, c’est possible : on peut aimer passionnément autant les sciences que le théâtre !!!!#

Le Mardi 7 mai, 2019. Pas de commentaires

Une femme, deux vies, la science et le théâtre…..

Elisabeth Bouchaud, de la physique au théâtre

Cette spécialiste de la physique des matériaux, également passionnée de littérature, met la science sous les feux de la rampe. Elle a repris plusieurs théâtres.
Elisabeth Bouchaud, en 2014.Elisabeth Bouchaud, en 2014. CAMPO et BURCKEL
Au Théâtre de la Reine Blanche, niché dans un passage derrière la gare du Nord, à Paris, il y a, comme dans tous les théâtres, un côté cour et un côté jardin. On y trouve aussi un côté grenier. C’est là-haut, sous les toits, dans le bureau de la maîtresse des lieux, que beaucoup se joue. Yeux de braise, chevelure brune indomptée, teint méditerranéen, Elisabeth Bouchaud a tout pour faire une Carmen plus vraie que nature.
Mais, il y a quelques semaines encore, c’est une tout autre héroïne qu’elle incarnait sur les planches de la Reine Blanche : Marie Curie, dans Le Paradoxe des jumeaux, pièce coécrite avec Jean-Louis Bauer. L’action se passe en 1911, quelques années après la mort accidentelle de Pierre Curie. La chercheuse reçoit son second prix Nobel alors qu’elle est au cœur d’un scandale en raison de sa liaison avec le physicien Paul Langevin, homme marié et père de famille. La presse d’extrême droite traîne dans la boue cette étrangère, cette Polonaise briseuse de ménage. « Nous avons voulu montrer Marie Curie comme une vraie femme, amoureuse, capable de se mettre en colère, loin de l’image classique de la dame en noir qui fait la tête sur les photos », explique Elisabeth Bouchaud.
Personne, sans doute, ne pouvait mieux comprendre Marie Curie qu’Elisabeth Bouchaud. Elle-même immigrée – elle est née en 1961 en Tunisie, qu’elle a quittée à 3 ans et demi –, elle-même mariée à un chercheur, Jean-Philippe Bouchaud, qu’elle a rencontré sur les bancs de la classe préparatoire – et épousé deux fois ! –, et, surtout, elle-même physicienne. Le parcours de cette « dingue de maths depuis le collège » est tout tracé. C’est celui d’une centralienne qui, sous l’influence de son futur mari, se tourne vers la recherche et fait une thèse au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).
Elle bifurque aussitôt après en entrant à l’Office national d’études et de recherches aérospatiales (Onera), passant ainsi des polymères à la métallurgie – il s’agit de travailler sur les alliages utilisés en aéronautique –, de la physique théorique à la mécanique, un domaine presque exclusivement masculin. « Les gens pensaient que j’étais folle, que j’avais brûlé la carte mère, admet-elle dans un sourire. En travaillant dans le domaine des matériaux, je suis devenue expérimentatrice mais la physique me manquait beaucoup… »
Pour réduire ce grand écart, Elisabeth Bouchaud va glisser des équations dans le cambouis, en théorisant la manière dont les matériaux se cassent. « Depuis la seconde guerre mondiale, on voyait les matériaux comme des milieux homogènes parfaits », ­explique Laurent Ponson, de l’Institut Jean-Le-Rond-d’Alembert (CNRS-Sorbonne-Université), qui considère la chercheuse comme sa « mère scientifique ». « Elisabeth, au contraire, les a vus comme des milieux hétérogènes non parfaits, avec des petits talons d’Achille qui contrôlent leurs propriétés de rupture, ce qui a permis d’élucider des problèmes qui restaient incompris. Elle dit souvent que les matériaux sont comme les gens : ce qui les rend intéressants, ce sont leurs défauts ! »
Pendant plus de deux décennies, Elisabeth Bouchaud étudie les surfaces de rupture, modélise la propagation des fissures dans les matériaux et montre que, dans le fond, le verre casse comme du métal. Théoricienne de la rupture, elle consacre aussi beaucoup de temps à… « réconcilier la physique et la mécanique, deux disciplines qui ne se parlaient pas, ajoute Laurent Ponson. Elle est à l’opposé du cliché du scientifique renfermé sur lui-même : elle est très sensible, elle comprend extrêmement bien les gens et les embarque dans ses projets. C’est à la fois une meneuse et une personne à l’écoute ».
En 1999, elle prend la tête du service de physique des surfaces au CEA, celui-ci s’intéressant de près aux propriétés intimes du verre, pour des questions de stockage des déchets nucléaires. Au début des années 2010, elle est détachée à l’Ecole supérieure de physique et de chimie industrielles de la Ville de Paris (ESPCI).
« Appartenir au monde du théâtre, c’était vu de manière négative. Mes parents ne m’ont jamais rien dit mais j’ai métabolisé cette interdiction. Et puis je n’étais pas capable de ne pas savoir ce que j’allais gagner à la fin du mois… »
Des articles dans des revues spécialisées, des étudiants en thèse, des récompenses scientifiques, un cursus assez classique, somme toute, s’il n’y avait pas cette voie parallèle du théâtre. Rembobinons la vie d’Elisabeth Bouchaud pour passer côté jardin et visionner ce second film. Parce que, en surimpression de la « dingue de maths », il y a aussi une collégienne amoureuse de littérature, « du français de Molière et de Racine », de cette langue qu’elle « regarde avec le respect et la déférence de l’immigré ».
« Le théâtre, se rappelle-t-elle, mes parents n’appréciaient pas particulièrement ça. Appartenir à ce monde, c’était vu de manière négative. Mes parents ne m’ont jamais rien dit mais j’ai métabolisé cette interdiction. Et puis je n’étais pas capable de ne pas savoir ce que j’allais gagner à la fin du mois… » Ce ne sera pas un métier, mais une passion qui vivra à côté, parce que, dit-elle, « depuis les cours que j’ai pris dans ma jeunesse au conservatoire de Bourg-la-Reine-Sceaux, la maladie du désir de monter sur scène s’est installée ».
Quand elle a 20 ans, Jean-Philippe Bouchaud lui lance – comme les phrases définitives et les promesses qu’on lance à cet âge – : « Un jour je t’achèterai un théâtre ! » Il ne sait pas encore qu’il développera des techniques de gestion de portefeuilles avec des outils de physique statistique, que la start-up qu’il montera passera de trois à 280 personnes, il ne sait pas encore qu’il fera fortune. Ni qu’il tiendra promesse. « Le théâtre a toujours été là, en pointillé, reconnaît Elisabeth Bouchaud, sous le couvercle de la marmite. » En 2014, elle reprend le bail du Théâtre de la Reine Blanche. Un lieu plein d’escaliers, de coins et de recoins, deux salles. Dans la plus grande des deux, ce sera « une programmation inspirée des sciences ».
La première raison de ce choix tient bien sûr au parcours d’Elisabeth Bouchaud. Mais l’objectif consiste aussi « à faire passer l’idée que la science est passionnante et drôle, explique-t-elle. On part avec un lourd handicap parce qu’il faut éviter de réveiller la blessure narcissique qu’ont beaucoup de gens, à qui on a dit qu’ils étaient trop bêtes pour comprendre la science et qui se sentent illégitimes vis-à-vis d’elle. Nous devons les emmener doucement vers un discours scientifique. »
La chercheuse estime que « la culture scientifique n’est pas assez divulguée et partagée. Elle fait pourtant partie de la culture générale et il y a tellement de questions sociétales qui reposent sur les résultats de la science, comme le changement climatique, la procréation, l’eau… Il faut que le public ait accès à un minimum de culture scientifique pour se positionner et faire ses choix sur ces questions ». Enfin, Elisabeth Bouchaud évoque une dernière bonne raison de placer la science devant les feux de la rampe : « Simplement considérer qu’elle peut être une source d’inspiration poétique ! »
Elisabeth Bouchaud a arrêté la recherche, « au moins provisoirement. Je suis allée assez loin dans les réponses aux questions que je me posais en sciences ». Elle doit encore terminer, avec Laurent Ponson, un manuel de référence sur la rupture des matériaux, mais elle a déjà revêtu le manteau de Thespis, comme disait Cyrano sous la plume d’Edmond Rostand, et inaugurera une école de théâtre à l’automne.
Outre la Reine Blanche, elle a aussi repris le théâtre Les Déchargeurs, dans le quartier des Halles, à Paris, ainsi qu’un petit théâtre à Avignon qui ouvrira le temps du Festival, comme une vitrine « pour les professionnels susceptibles d’acheter nos spectacles. Aucun théâtre parisien ne peut vivre de la billetterie. Entre les baux, les cachets, les charges, c’est impossible ». Trouver l’équilibre financier de sa passion pour le théâtre, voici une équation que la matheuse n’est pas encore parvenue à résoudre…
Pierre Barthélémy, article Le Monde
« Dingue de maths »
« Programmation inspirée des sciences »
Inauguration d’une école de théâtre à l’automne

Deux performances des élèves de théâtre le 26 mars#

Le Lundi 25 mars, 2019. Pas de commentaires

Soirée de lectures à Jean Vilar le mardi 26 mars à 18h00 :

Les extraits des textes de Mariette Navarro, Sylvain Renard, Karin Serres, Carole Thibaut… seront lus par les élèves en terminale option théâtre du Lycée Frédéric Mistral, sous la direction de Christian Giriat.

Cet événement est organisé à l’occasion du don à la BnF d’une importante collection de tapuscrits de La Chartreuse – Centre national des écritures de spectacle de Villeneuve-lez-Avignon.
Il sera en présence de Catherine Dan, directrice de la Chartreuse, et de Joël Huthwohl, directeur du département des Arts du spectacle de la BnF.

Entrée libre et gratuite.

Lecture de textes d’élèves inspirés par l’exposition de Yuan Chin-Taa au musée Vouland le mardi 26 mars à 17h00 :

Dans le cadre du Printemps des Poètes, Insaisissable beauté :
Les élèves de première option facultative théâtre du Lycée Mistral vous révèlent la [mystérieuse] beauté cachée dans ce lieu, d’une tapisserie flamande à un poisson-feuille de Yuan Chin-taa, dans un jeu de correspondances poétiques.
Sur réservation auprès du Musée

Au théâtre de La Colline Stanislas Nordey monte et joue Edouard Louis#

Le Lundi 25 mars, 2019. Pas de commentaires

« Pour les dominants, le plus souvent, la politique est une question esthétique :

une manière de se penser, une manière de voir le monde, de construire sa personne.

Pour nous, c’était vivre ou mourir ». Édouard Louis

Dans la lignée de Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux ou Didier Eribon, l’écriture d’Edouard Louis se déploie à partir de son existence. Après avoir marqué nombre de ses lecteurs avec ses deux premiers romans aux allures biographiques En finir avec Eddy Bellegueule en 2014 et Histoire de la violence en 2016, il répond à l’invitation du metteur en scène et interprète Stanislas Nordey, un texte à dire, à lire, une œuvre pour le théâtre.

Ce nouveau récit se présente sous la forme d’un monologue. Un homme se rend dans l’appartement de son père et découvre, sur une chaise, un corps abîmé, celui d’une certaine classe ouvrière d’une région défavorisée de la France d’aujourd’hui. Il prend la parole et se remémore des épisodes de son enfance dans la tentative d’expliquer comment le corps de son père en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Dans une volte-face littéraire, le politique rejoint l’intime et raconte le corps des hommes.

Et aussi, cet entretien avec Stanislas Nordey : l-humeur-vagabonde-16-mars-2019

Une leçon de théâtre dans « Le Capitaine Fracasse »#

Le Lundi 25 mars, 2019. Pas de commentaires

Faites-vous plaisir et écoutez particulièrement le passage de 24’30 à 26’02 et celui entre 48’20 et 49’40…. À méditer…


ca-peut-pas-faire-de-mal-02-mars-2019

L’édition 2019 du Feuilleton du Festival d’Avignon#

Le Lundi 25 mars, 2019. Pas de commentaires

Nous préparons le prochain feuilleton théâtral organisé par le Festival d’Avignon.
Nous avons le plaisir de vous inviter à une réunion de présentation du projet
le mardi 19 mars à 18h30 à La FabricA, 7 rue Paul Achard, 84000 Avignon.
Cette nouvelle expérience collective suit les grandes lignes des éditions passées et nous sommes à la recherche de personnes amateurs, habitants de la région et souhaitant participer à cette création dont le thème est celui de l’édition : les odyssées.
Pour participer : l’envie est le premier des pré-requis mais au-delà, il faut également prévoir une disponibilité d’avril à juillet qui reste à définir selon un planning de répétition et de représentation.
Un autre pré-requis est d’être âgé de 16 ans minimum ainsi que de participer pour la première fois à ce projet de feuilleton théâtral.
Des groupes seront constitués, il n’est pas nécessaire d’être présent durant tout le Festival d’Avignon.
Le travail sera d’avantage de l’ordre de la lecture à voix haute et de la présence que du jeu théâtral.

Pétition pour la défense des enseignements artistiques au lycée#

Le Lundi 25 mars, 2019. Pas de commentaires

LISEZ, SIGNEZ ET DIFFUSEZ CECI  CAR LES ENSEIGNEMENTS ARTISTIQUES SONT MENACÉS PAR LA RÉFORME DU LYCÉE (cliquez sur le lien en blanc ci-dessous) :

pour-la-sauvegarde-des-enseignements-artistiques?recruiter=935518885&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition

Le témoignage d’un ancien élève du lycée devenu acteur, auteur, metteur en scène reconnu :


« Je m’appelle Baptiste Amann. Je suis un ancien élève de l’option théâtre du lycée Frédéric Mistral à Avignon.
Nos heures de pratique se déroulaient à la Chartreuse de Villeneuve les Avignon, magnifique lieu de résidence pour les écrivains de théâtre, et structure essentielle pour la représentation de l’écriture dramatique contemporaine en Europe.
Ce fut une expérience incroyable, un choc, une révélation.
En fin de terminale je tentai le concours de l’ERACM, animé par la nécessité de faire du théâtre un métier. Je rentrai dans cette école à tout juste 18 ans.
Aujourd’hui je suis comédien, auteur, metteur en scène. Je suis directeur artistique de ma compagnie implantée en Aquitaine, et artiste associé au théâtre du Merlan à Marseille, au TNBA à Bordeaux et à la Comédie de Béthune. Mes pièces sont publiées aux éditions Théâtre Ouvert-Tapuscrits et jouées sur les plateaux de nombreux CDN et scènes nationales. Je vis de mon métier. Ce n’est pas pour me faire valoir que j’établis cette liste, mais pour souligner le fait que sans l’option théâtre je n’en serais pas là. Je ne ferais certainement pas de théâtre car je suis d’un milieu où l’idée ne pouvait pas apparaître d’elle-même. Il fallait être « initié », sans quoi le passage d’un monde à l’autre n’aurait jamais eu lieu. Et ce sont bien les professeurs et artistes intervenants Jacques Roubaud, Géraldine Tellène, Nathalie Fillon et Christian Giriat, à qui je rends aujourd’hui hommage, qui ont eu ce rôle de passeurs essentiels.
Ils ont, et ce n’est pas une formule, c’est un fait, changé ma vie. »