Le 9 novembre « La Mouette » par Ostermeier à Nîmes#

Le Dimanche 6 novembre, 2016. Pas de commentaires

Les premières et terminales assistent au spectacle.

Départ du bus : 17h00 porte Saint-Dominique

Retour : 22h30 porte Saint-Dominique, heure à laquelle les parents viennent chercher leur enfant.

Le 8 novembre « Les règles du savoir-vivre dans la société moderne » à Cavaillon#

Le Dimanche 6 novembre, 2016. Pas de commentaires

Les secondes EDE et facultatif) et terminales assistent au spectacle.

Départ du bus : 17h30 porte Saint-Dominique

Retour : 22h30 porte Saint-Dominique, heure à laquelle les parents viennent chercher leur enfant.

Calendrier des sorties de l’année 2016-2017#

Le Mercredi 14 septembre, 2016. Pas de commentaires

Calendrier des sorties th.2016-17

Toutes les informations pratiques dorénavant sur Facebook#

Le Lundi 5 septembre, 2016. Pas de commentaires

Notamment les horaires des sorties sur la page Facebook Option théâtre Lycée Mistral ( que vous trouvez sur la page Facebook du lycée). Il faut cliquer J’aime pour que les informations vous parviennent. Lien ci-dessous :

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Les vidéos du festival sont en ligne !#

Le Lundi 5 septembre, 2016. Pas de commentaires

Retrouvez les vidéos des différentes propositions de théâtre sur le site. Elles sont sur l’onglet YOUTUBE tout en bas de la page.

www.mistral-faitsonfestival.fr

Nos élèves sur la scène du théâtre du Châtelet les 23 et 24 octobre 2016 !!!!#

Le Vendredi 19 août, 2016. Pas de commentaires

Les anciens élèves de seconde qui avaient eu la chance de rencontrer Thierry Thieu Niang et de travailler avec lui sur son spectacle « Au coeur » programmé au festival d’Avignon en 2016 continuent un bout de chemin avec lui en octobre à Paris.


Quelle magnifique aventure !

Productions des élèves après l’école du spectateur en juillet 2016#

Le Vendredi 19 août, 2016. Pas de commentaires

Image de Vae Sarkissian

Dans quel monde vivons-nous ? Est-il possible que tout soit blanc ou noir ? Existe-t-il d’un côté le bien et le mal ? De quel côté vous mettriez-vous ? Face à qui vous battriez-vous ?

Tous ses médias, toutes ses informations plus sombres et morbides les unes des autres.

Oh ! Pendant un mois c’est la coupe d’Europe de football ! Magie ! Il n’y a plus aucun souci en France ! « Tous va pour le mieux dans le meilleur des mondes » dirait Voltaire : La montée du chômage n’existe plus, la situation des immigrés ne s’aggrave pas, l’Europe n’est absolument pas en train de s’effondrer, le réchauffement climatique n’est plus une menace pour notre avenir, la montée des nationalistes ne divisera pas nos populations, la liberté d’expression n’a jamais été atteinte et les attaques terroristes ont disparu !

Comme quoi, les médias nous font savoir ce qu’ils veulent. Ils rythment nos vies, nos craintes et nos humeurs.

Ne jetons pas la faute sur notre belle équipe de France tout de même. Après tout, elle est l’image d’une France soudée, forte et battante ! …

L’institut Benjamenta, 2666, Les Damnés, Tristesses, etc…

Leurs points communs ? Ces spectacles semblent si proches de notre réalité …

Pourquoi est-ce que je me sens oppressée ? Visée ? C’est comme si les comédiens me faisaient passer un message ou me mettaient en garde face à une menace. Pourquoi ces metteurs en scène ont choisi de nous présenter les folies de l’humanité ? Un retour à la réalité, à notre triste réalité ?

Homosexualité, uniformise, racisme, meurtres, guerres, intolérance, survie, folie, peur, politique, argent, sexe et trahisons. Tant d’ingrédients qui composent notre monde contemporain.

Que dire ? Que penser en sortant de ces spectacles qui vous mettent face à l’horreur et à la décadence de notre monde ?

Pourtant ce ne sont pas des nouveautés. Nous les connaissons tous ces problèmes. Ils sont les principaux sujets de conversations, ils font la une de tous nos journaux.

Peur ? Solidarité ? Unité ? Racisme ?

Tant de questions traversent notre époque.

Pourquoi sommes-nous si surpris de voir l’effondrement de notre monde ?

Rien n’est vrai au théâtre. Tout n’est qu’illusion. Les personnages ne sont que des êtres de papiers. Ils sont l’image ou la représentation des idées de l’auteur. La scénographie n’est que de carton ou de bois. Le principe de mise en abyme redouble cet effet d’illusion.

Or, les acteurs sont réels, ils sont semblables à nous, spectateurs. Les émotions qui découlent du spectacle n’ont rien de factices. Et, le retour à la vie réelle n’est parfois pas chose facile !

Mais, ce sont justement tous ces artifices et faux-semblants qui nous rapprochent des acteurs et de leur propos. Ils sont le reflet de notre société. Le théâtre est un « art vivant ». Il explore les profondeurs de la condition humaine. Il met à nu la vérité humaine. La magie du théâtre n’est perceptible que lorsque le spectateur à la possibilité de se mettre à la place du personnage. Le théâtre a pour objectif de mettre en relief les mystères de l’existence. Comme l’a dit Louis Jouvet, acteur et metteur en scène du XXème siècle : « C’est parce qu’ils sont condamnés à expliquer les mystères de la vie, que les hommes ont inventé le théâtre. ».

Frissonner, rire, larmoyer, s’interroger, se perdre, se sentir berné, rêver, … voici les verbes les plus approprié aux sentiments que j’ai éprouvé durant et en amont des représentations ! Des spectacles principalement sombres et morbides. Cependant, ils dégageaient tant de couleurs. Que ce soit par les impressionnants jeux d’acteurs, les fabuleux décors ou encore les multiples thèmes abordés. Ils étaient transportants et révélateurs. Les obstacles auxquels fait face notre monde étaient plus accessibles et plus clairs pour ma part.

Malgré la forte présence de la caméra dans la plupart des spectacles (en particulier 2666), et donc d’un écran qui était une sorte de barrière entre la scène et la salle, la proximité acteur/public s’est bien effectuée. Elle a permis à chacun d’entre nous de s’immerger dans l’intrigue et d’apprécier les personnages. De plus, les multiples sujets explicites et implicites, enrichissaient les représentations.

C’est tout de même incroyable.

En plein spectacle, se demander si ce qui se passe sous nos yeux est réel ou si nous sommes toujours dans une illusion ?

C’est là que toute la magie et la puissance du théâtre prend forme.

Une seconde magnifique expérience au cœur même d’un théâtre riche et puissant. C’est une chance inouïe de pouvoir participer à ce genre de festival. En particulier pour moi. Comme la plupart des élèves de notre groupe, nous avons l’ambition de travailler dans l’univers du théâtre. Cette expérience nous permet de ressortir plus matures et conscients du monde qui nous entoure ainsi qu’une importante ouverture d’esprit. A la sortie de chaque spectacle, nous nous forgeons notre propre opinion que nous partageons avec plaisir avec nos camarades. Cette école du spectateur nous permet d’accroitre notre culture générale et c’est aussi une école de la vie où nous apprenons le respect, l’écoute et l’enseignement des autres.

Texte de GILLET Shana.

Image créée par Anissa El Bachari

L’école du spectateur est une expérience géniale et même si je ne compte pas travailler dans le monde du spectacle ou de tout autre art, c’était très enrichissant. Durant ces quelques jours j’ai appris de nombreuses choses tant en culture générale qu’en points techniques et je me suis bien amusée. Les spectacles bien que divers et variés, certains m’ayant plus plu que d’autres, ont toujours été intéressants. Ne serais-ce que par les techniques de telles ou telles troupes pour nous communiquer une idée ou un ressenti.

Je pense que si cette « école » est aussi efficace c’est non seulement grâce à l’intérêt commun pour le théâtre ou les arts de tous les participants, mais aussi grâce aux séances matinales durant lesquelles nous revenions sur les spectacles de la veille et qui permettaient toujours de soulever des points intéressants. Tout s’est déroulé sans problème et dans la bonne humeur et pour cela je dois des remerciements aux professeurs qui nous ont encadrés.

Au cœur

C’est le premier spectacle que nous avons vu, mêlant théâtre et danse. J’ai trouvé intéressant que les acteurs soit tous enfants ou adolescents, c’était innovant. Ce spectacle était beau par sa mise en scène et les mouvements des corps sur scène.

Il m’a tout de même semblé que certaines séquences trainaient un peu trop en longueur et que d’autres étaient un peu trop rapides, surtout lorsque chacun des interprètes exécutait un mouvement différent, ne nous laissant pas tout regarder.

J’y ai vu la représentation des liens qui unissent les enfants, les mouvements étant souvent exécutés en groupe et lorsque chacun  se mouvait de son côté tous les actes étaient liés. Cette impression était renforcée par le tableau présent sur le mur au fond de la scène qui a l’aide de néons sur un fond noir représentait des silhouettes stylisées toutes reliées pour un fil à un nerf central (certains y ont vu un lustre ou d’autres choses ce n’est que l’idée qui m’ai apparue à sa vue).

Si l’on nous montrait des scènes assez noires et évoquant la mort comme lorsque l’une des comédiennes est enterrée vivante sous les vêtements, il y avait aussi des symboles de vie. Notamment les chants et les silhouettes sur le tableau de la même forme que l’ânkh, croix égyptienne symbole de vie.

Le lieu était très beau et j’ai trouvé que cette ancienne chapelle des pénitents blancs, lieu propre au silence et à la réflexion, se prêtait tout particulièrement à ce spectacle sans paroles a l’exception de trois « non » et d’un magnifique monologue prononcé par la plus jeune des actrices. A l’identique le son très beau de la viole de gambe, très présent et les chants m’ont semblés à leur place dans ce lieu qui a dû recevoir ceux des pénitents blancs.

La rive dans le noir

C’était un spectacle étrange mais assez fascinant. Il y avait sur scène deux acteurs, un homme et une femme nous contant pêle-mêle des histoires d’oiseaux, de mort et de violence. La femme était la principale conteuse et si tout semblait très décousu pour la plupart de mes camarade il m’a semblé que chacune de ses histoires laissait transparaitre la violence de la mort dans un contexte qui pourtant semblait tout innocent (comme l’histoire d’un enfant qui part à l’aventure et dont le chaton meurt empoisonné après avoir mangé de la pita que la mère de l’enfant avait préparé pour lui).

Le décor faisait songer à une sombre falaise ou à une forêt nocturne surtout à partir du moment où des peintures préhistoriques  d’oiseaux  y sont projetées.

Les oiseaux étaient aussi un sujet récurrent, ainsi l’actrice en imitant des cris d’oiseaux de manière très efficace semble dérouler toute une journée. Des oiseaux bien réels (une chouette et un rapace) font leur entrée apparemment sans autre but que de faire impression.

H to H

Cet opéra contemporain genre que l’on rencontre assez rarement mettait en scène la rencontre de Michel Houellebecq et de Nina Hagen. Si je connaissais le protagoniste masculin ce n’était pas le cas de la plupart de mes camarades qui ne connaissait ni l’un ni l’autre. Cela ne nous absolument pas empêché d’apprécier cet opéra riche en jeux de mots et images drôles.

J’ai trouvé que le mélange d’opéra  « classique » et « moderne »  était très réussi et apportait un dose supplémentaire d’humour ou de gravité selon les passage ( notamment lorsque la cantatrice classique chante des paroles décousues sur Nina et une quête de bananes alors que Houellebecq nous conte sa dernière dépression en date et son envie d’être un chien pour ne plus avoir à se soucier de la pochette -horrible- du disque adapté de ses poèmes.

Cet opéra ne possédait pas encore d’une véritable mise en scène ,3 personnes nous lisant les didascalies aux instants propices, et était pourtant génial (de l’avis du plus grand nombre d’ailleurs) alors cela devrait vraiment être superbe une fois terminé.

L’inconnue de la seine

Il s’agissait aussi d’un opéra contemporain mais bien plus décevant. Il était tard, le lieu bien que très beau (une nef dont l’un des pans, détruit, donnait sur la nuit) résonnait de façon peu harmonieuse et les paroles chantées à la façon d’un opéra classique en devenaient donc incompréhensibles. Ce qui est bien dommage car l’histoire semblait très intéressante pour le peu que j’ai pu en saisir.

L’institut Benjamenta

Ce spectacle utilisait des marionnettes extrêmement réalistes mises en mouvement avec brio par les acteurs. Il y avait une impression de dédoublement des personnages figurés à la fois par l’acteur et la marionnette seulement à un moment une quinzaine de marionnettes sont présentes sur scène pour seulement cinq acteurs ; certaines marionnettes ne représentent plus le même personnage. Cela devient assez difficile à suivre mais dans le même temps représente bien les évènements qui ont lieu dans cet institut, qui alors qu’il se fixait pour ambition de former des domestiques rigoureux se délite peu à peu depuis l’arrivée d’un nouveau venu, Jacob qui bouleverse l’ordre établi entre le directeur, sa sœur qui fait la classe et les élèves.

Jusque-là le directeur faisait figure d’autorité et le monde des élèves tournait autour de la demoiselle qui bien que toujours aimable et souriante tient un bâton à la main; chacun l’attend impatiemment  se tait à son arrivée et obéi avec empressement à ses ordres. Un jour elle révèle à Jacob un chagrin d’amour qui la ronge e finira par la tuer. Après sa mort une vague immense faite d’un drap gris moiré s’abat sur la scène et met à terre toutes les marionnettes. Façon de figurer la chute des penchants de domestiques des élèves la fin de cette éducation destinée à faire d’eux des marionnettes.

L’école ferme et les élèves sont placés dans différentes maisons sauf Jacob à qui le directeur a déclaré sa flamme et avec lequel il s’enfui.

Tristesses

De loin le spectacle que j’ai préféré, il mettait en scène avec un réalisme frappant les problèmes de notre monde actuel. Et tout particulièrement la montée des partis radicaux et les problèmes de pouvoir et d’argent qui en découlent.

Le décor est composé de 4 maisons et une église petites mais à taille humaine ainsi que d’un mat auquel est accroché le drapeau danois ; sur les côtés de la scène sont présents des instruments de musique et suspendu en hauteur, un écran.

Un homme entièrement recouvert d’une substance blanchâtre entre et ce met à jouer de la musique tandis que sur l’écran se met à défiler un message nous indiquant qu’il s’agit d’une histoire vraie qui s’est déroulé sur la petite île danoise de tristesse, 8 habitants, de tel jour à tel jour au mois de novembre 2015. On nous indique aussi qu’auparavant elle comptait plus de huit cent habitants qui ont peu à peu quitté l’île après la fermeture de l’abattoir  qui faisait vivre toute l’ile. La musique s’arrête et une famille jouant à trivial poursuite apparait  à l’écran  c’est avec un humour noir que l’on voit  le père harceler sa femme et ses filles avec une grande violence à propos du nom du restaurant où travaille bob l’éponge avant d’aller frapper chez ses voisin comme un fou furieux pour connaitre le nom de ce restaurant. Le début donne le ton. Cette pièce donne vraiment l’impression de pouvoir exister dans une petite ville bien réelle. Cet humour noir évoqué plus tôt persiste tout le long de la pièce nous permettant en quelque sorte d’entendre les quatre vérités de notre société de manière supportable. Et cependant on rit vraiment !

Tout au long du spectacle on jongle entre film lorsque les protagonistes sont à l’intérieur et théâtre lorsqu’ils sont visibles. Cela permet de suivre jusqu’aux ressentis des personnages comme un reportage accentuant encore cette impression de réalité.

2666

2666 était une pièce au format très long avec ses 12h entractes comprises. Divisé en cinq partie il retraçait au cours de la première partie l’histoire de quatre amis trois hommes et une femme, Lise, fascinés par un auteur allemand Benno von Archimboldi qu’ils recherchent dans toute l’Europe et jusqu’en l’Amérique latine, à Santa Theresa. On suit aussi leurs histoires de cœur chacun des hommes du groupe tombant amoureux de Lise deux d’entre eux allant jusqu’à se la partager avant qu’elle ne tombe amoureuse et réciproquement du troisième et dernier.

Dans la seconde partie on suit d’autres personnages un vieux professeur qui entend des voix et sa fille qui se soucie de la santé de son père. Un homme revient régulièrement il est parmi les étudiants que le professeur s’imagine, laisse des mots sur le Bureau de ce dernier, dialogue avec sa fille…      Tous deux vivent à Santa Theresa où on lieu de très nombreux assassinats de femmes non résolus déjà évoqués lors de la première partie du spectacle.

Lors de  cette troisième partie on suit d’abord l’histoire d’une femme, l’épouse du professeur, vingt ans auparavant. Cette dernière abandonne sa fille et son mari en quête d’un poète avec lequel elle a connu une nuit d’amour des années plus tôt, dans cette quête elle rencontre des gens divers et variés et mène ce que l’on pourrait appeler une mauvaise vie, informant son mari à travers des lettres. Après quelques années elle revient, son poète étant enfermé à l’asile et atteinte du sida conséquence de ces années à voleter d’un lieu à un autre, d’un homme à un autre. Puis on suit l’histoire d’un journaliste venu à Santa Theresa pour couvrir un match de boxe et ayant découvert les meurtres en série mène l’enquête pour écrire un article. Au cours de celle-ci il croise la fille du vieux professeur et une journaliste qui obligée d’enquêter sur les meurtres pour ne pas perdre son travail, craint pour sa vie et propose à son collègue de l’accompagner interroger le principal suspect de la police actuellement sous les verrous alors même que d’autres meurtres sont commis.

C’est durant cette quatrième partie que nous sont listées toutes les victimes, les conditions de leurs morts et les lieux où ont été retrouvés chacun des corps avec un sens du détail et un réalisme glaçants. Cette longue énumération est accompagnée d’un son macabre suffisamment puissant pour faire résonner notre cage thoracique et qui rend le tout d’autant plus percutant. De temps à autre cela s’interromps et l’on suit l’enquête de la police ainsi que le travail du principal suspect et son avocat pour l’innocenter. Au travers de ces scènes on perçoit le machisme ambiant qui ralenti considérablement l’enquête et l’envie que toute la population a d’oublier tout cela. La longue énumération fini par cesser et l’on nous montre la rencontre entre une femme influente du Mexique qui a perdu son amie d’enfance dans ces meurtres et un détective privé qu’elle veut engager et auquel elle raconte tout ce qu’elle sait.

Dans cette cinquième et dernière partie nous est contée toute l’Histoire de Benno von Archimboldi que l’on suit de son enfance en Allemagne auprès d’une mère borgne, d’un père boiteux et de sa petite sœur jusqu’à ses retrouvailles avec cette dernière. Il a participé à la seconde guerre mondiale allant jusqu’en Russie puis se retrouvant dans un camp de réfugiés à l’arrivé des Alliés où il tue un Homme qui a orchestrés les meurtres de dizaines de juifs employant des enfants pour se débarrasser des cadavres. Il a ensuite vécu avec une femme et a commencé à écrire puis publier ses romans dont une large partie est autobiographique. Lorsque la Femme qu’il aime tombe malade ils portent vers l’Italie et c’est dans un petit village qu’elle finit par s’éteindre. Il continue d’écrire et c’est en lisant un de ses romans que sa sœur le reconnait et finit par le retrouver. C’est alors que l’on apprend que le principal suspect des meurtres est le neveu d’Archimboldi.

Ce spectacle mettait en scène la lâcheté et la folie Humaine avec toute la population de Santa Theresa qui détourne le regard, l’homme qui a tué tous ces juifs parce qu’on lui en avait donné l’ordre ou ce vieux professeur qui laisse sa femme partir dans cette quête folle sans opposer de résistance. Finalement on évoquait ici des situations extrêmes pour faire ressortir ces choses que l’on retrouve un peu partout dans la vie quotidienne.

Il se dégageait surtout une impression d’un peu trop de cette pièce, comme l’utilisation de fumée ou les décors changeant composés de compartiments meublés amovibles.

Texte de Charlotte Dubois

Une oeuvre musicale à écouter composée par :

Chloé Longin

Image de Lucie Bonnefoy

Globalement,

en 2 spectacles sur une quinzaine:

J’ai adoré les damnés (comme la plupart des spectacteurs je pense), j’ai trouvé cette adaption de Visconti réellement réussie et Martin dans le rôle d’Elmut Berger m’a conquise, ce qui n’est pas évident!  la comédie française dégage quelque chose de vraiment magique qui pour ma part, me touche, rares sont les spectacles qui m’ont bouleversés et celui-ci en fait partie!!

La scénographie, le jeu des acteurs de la comédie française…

Ludwig, un roi sur la lune m’a littéralement bouleversé, les acteurs étaient profondément touchants, la scénographie réussié, la musique fabuleuse… Et cette rencontre avec ces jeunes comédiens et la metteuse en scène était intéressante et touchante.

Un grand bravo

MAIS le spectacle qui m’a énormément plu (tellement que je suis retournée le voir mercredi 13 juillet est

Tristesses

De part son nom humoristique, sa scénographie et ses acteurs (l’actrice interprétant le Rôle de la femme du pasteur interprétait le belle mère de Cendrillon dans le spectacle de Joël Pommera était simplement formidable et dégagait une énergie très positive)

J’ai vu le spectacle du premier rang tout à droite puis tout à gauche ce qui m’a donné deux visions différentes notamment sur l’église et la maison de la famille d’Ana, permettant une pensée critique plus approfondie et une vue su tout ce qui se passe coté cour ou jardin!!

cet humour décalé, cette musique entrainante et perturbante à la fois (j’ai interprété le rôle des musiciens comme celui des 2 frères décédés), ces différences de forces de caractères entre chaque personnage…

Texte de Diane Gaubert

L’école du spectateur permet de développer un esprit critique, apprendre à formuler un jugement sur ce qui est donné à voir sur scène. Elle permet aux élèves d’acquérir les notions essentielles pour comprendre un spectacle mais est également un lieu de rencontres où chacun apprend des différences de l’autre. Analyser, comprendre une intention n’est possible que par la mise en commun, l’échange et le partage de connaissances et de points de vue. Un spectacle donne aux spectateurs. C’est à nous de prendre et comprendre ce que nous pouvons en fonction de nous-mêmes. Petit à petit, morceaux par morceaux, nous recollons ensemble les pièces d’un puzzle, d’une volonté mystérieuse de l’artiste pour toucher enfin son sens, son caractère universel.  La diversité des spectacles proposés rend les réflexions et les débats multiples et davantage intéressants.

Trois spectacles qui ont particulièrement retenu mon attention :

Au cœur – Thierry Thieû Niang

C’est une nostalgie de l’enfance en même temps qu’un présent riche en changements que j’ai perçu dans le projet du chorégraphe. Le thème de l’enfance est effectivement manifeste rien que par le choix des performers : des enfants âgés de 8 à 18 ans. Les mouvements lents, le fond sonore doux parfois grave, l’espace imposant qu’offre la chapelle peut inscrire la performance dans un registre onirique, où les rêves doux sont mêlés à une tristesse délicate. Ces corps sur scène peuvent même s’apparenter à des spectres, des fantômes qui font écho à nos ombres, nos silhouettes juvéniles, notre passé. Néanmoins, la balance ne penche pas que du côté pesant des souvenirs. La performance s’équilibre : la nostalgie est aussi heureuse. L’immobilité, le silence des performers est le miroir de nos propres interdits. Devant chaque impasse, ces enfants, notre enfant intérieur, apprennent, se relèvent et grandissent. Si la performance invite à la nostalgie, elle est également criante de vérité, pour nous, adolescents à présent, adultes en devenir. Elle est le reflet du passage de l’enfance à la vie adulte. Et cette transition engendre des moments d’hésitations, des instants en suspens où tout est possible le meilleur comme le pire. Elle est assez représentative de cette tension, légère car encore innocente, pas tout à fait mure que l’on peut ressentir durant cette période.

Les Damnés – Ivo Van Hove

Cette pièce traite de la violence sous différentes formes : le metteur en scène, qui s’est inspiré du film de Visconti, voyait plus que du nazisme dans cette œuvre. Pour lui, il s’agissait de montrer à quel point le monde peut devenir barbare pour de simples intérêts économiques, financiers. Il a ainsi retranscrit cet univers où la corruption se mêle à la perversion. Les morts successives, engendrées par jalousie et soif de pouvoir sont explicitement montrées sur scène : les personnages se rendent dans leur cercueil avant d’être filmé durant leur longue agonie. Après chaque mise à mort, la scène est brusquement éclairée et les spectateurs sont directement concernés. Comment peut-on se positionner face à tout ça ? Qu’aurons-nous fait à leur place ? Une autre forme de perversion est abordée : la perversion sexuelle au travers du personnage de Martin, individu à l’identité sexuelle ambigüe. La pédophilie, assez clairement suggérée, s’ajoute au tableau pessimiste d’une humanité déshumanisée. La noirceur de l’homme est ainsi désignée par plusieurs moyens. Même si les évènements traités s’inscrivent dans le contexte de la seconde guerre mondiale et de la montée en puissance du nazisme, ils font paradoxalement écho à notre époque. Ces comportements violents ne seraient pas ceux utilisés et véhiculés par les terroristes djihadistes ? La scène finale est d’ailleurs relative à cette menace actuelle : Martin saisit une mitraillette, se dresse sur la scène et tire frénétiquement et sans interruption sur le public. Tout dans cette scène contribue à impliquer le spectateur. Le son saccadé, répétitif et saisissant, l’éclairage déstabilisant donnent à ces tirs une véritable répercussion sur nos corps. C’est presque comme si les balles perçaient réellement notre peau, détruisaient nos organes. « Les Damnées » établie un lien entre les atrocités du nazisme et la menace terroriste actuelle en dénonçant la violence et la perversité, des comportements apparemment intemporels propres à la nature humaine.

Tristesses – Anne-Cécile Vandalem

« Tristesses » utilise un contraste intéressant : le spectacle mêle humour et atmosphère noir. Il parle de la tristesse, du rapport au pouvoir, à la manipulation. L’utilisation de la vidéo au plateau permet de mieux comprendre certains éléments de la pièce.  Il y a donc deux espaces, théâtral et cinématographique. Le décor permet de définir un espace de jeu, de comprendre l’intrigue et son enjeu en l’inscrivant dans une réalité concrète. La vidéo permet de voir ce qui est question sur scène. La disposition scénique invite la caméra à s’engouffrer dans les maisons. La metteuse en scène s’intéresse particulièrement à la tristesse : elle met volontairement en scène des personnages  qui n’arrivent pas à sortir de leur tristesse. C’est justement en montrant des scènes de tristesses parfois extrêmes que le spectacle devient comique par moments. L’histoire, qui peut être prise pour un fait divers, relève différentes problématiques propres à notre époque : l’abus de pouvoir, la présence omniprésente des médias, l’endoctrinement populaire en jouant sur les faiblesses. Le spectacle interroge aussi la situation politique actuelle avec la montée du parti d’extrême droite avec comme personnage représentatif Martha Heiger.

Texte de Jonathan La Palombara

Image créée par Justin Le Bourhis

Nous sommes ici dans l’univers de 2666 mais ceci est une histoire parallèle. Dans cette scène , Oscar Amalfitano, philosophe et professeur d’université, qui rappelons le, bascule doucement dans la folie durant la pièce (hallucinations), est tourmenté parr tous les crimes qui se passent à Santa Teresa. Il semble entendre les voix des femmes tuées lui répéter les mêmes mots et cela le rend complètement fou, mais jusqu’à quel point ?

« La Partie des crimes 2 »

Oscar Amalfitano est seul , dans une pièce plongée dans le noir

O.A,assis, la tête entre ses mains : « Quelle est cette pensée qui me tourmente encore et encore … ? »

Plusieurs voix de femmes, lentement : « Crimes… »

O.A : « Et ce chiffre … »

Les voix de femmes : « 2666 … »

O.A, sur le même ton : « 2666 crimes »

Les voix de femmes : « Viols, meurtres, enlèvements , cadavres , femmes »

O.A, pousse un long cri : « AHH ! »

Un silence

O.A : « Pourquoi cette torture ? Pourquoi les voix de ces femmes ne cessent de raisonner ? Et tous ces noms, et toutes ces images macabres… » il cri « Pourquoi !? » Se met à pleurer « Pourquoi cela reste gravé sous mes yeux… ? » il chuchote « Qu’est ce que vous voulez ? » puis cri « Mais qu’est ce que vous me voulez?! Je n’y suis pour rien ! »

Un silence

O.A : « Si … ? »

Se lève

O.A : « Y suis-je pour quelque chose… ? Non, non non ! Devient nerveux Ceux ne sont qu’hallucinations ? N’est ce pas ? Se ronge les ongles Je n’y suis pour rien moi… tout ceci n’est que pur hallucination… ? » Un silence «  Pas elles, pas encore… »

Il s’entoure le ventre de ses bras et se plie

O.A : «… la culpabilité… Je-ne-dois-pas-culpabiliser »

Les voix de femmes : « 2666 … »

O.A ,chuchotant : « Non… »

Les voix de femmes : « Crimes … »

O.A, criant et pleurant : « Ce n’est pas moi ! »

Les voix de femmes, répétant : « Torturées, violées, tuées, torturées, violées, tuées … »

O.A se met à genoux et pose ses mains sur ses oreilles

L’une des voix de femmes : « 2666 fois »

O.A se met à crier ,puis s’allonge au sol, le regard droit mais vide

O.A,d’une voix calme: «…du sang pour arrêter la torture…si je leur ai fait du mal, alors je dois me faire du mal »

Il se relève, se saisit d’un couteau et s ’entaille le poignet gauche. La sang coule au sol. Il trempe ses doigts dans la flaque et porte sa main à son front. Il y écrit « 2667 », et se laisse tomber au sol.

Texte de Steffie Chaumard

2666 est une adaptation du roman de Roberto Bolaňo du même nom. Le spectacle, tout comme le livre, se constitue de 5 parties.

La partie 1, la partie des critiques, raconte la relation entre quatre critiques qui se lient d’amitié grâce à l’intérêt qu’ils portent à l’écrivain allemand Benno von Archimboldi, qui mène une vie secrète et que personne ne semble avoir vu depuis des années. Ils décident de partir sur ses traces dans la ville de Santa Teresa, au Mexique.

La partie 2 est la partie d’Amalfitano, un professeur de philosophie à l’université de Santa Teresa qui vit avec sa fille. Alors qu’il devient fou, celle-ci commence à fréquenter Chucho Flores, un malfaiteur.

La partie 3, la partie de Fate, raconte le passage à Santa Teresa de Quincy Williams, alias Fate, venu couvrir un combat de boxe quand il entend parler des assassinats de femmes touchants la ville. Il s’y intéresse alors en compagnie d’une journaliste mexicaine. Il rencontre une jeune femme qu’il sauve des griffes de son copain qui semblait vouloir lui faire du mal. On comprendra plus tard que cette femme est la fille d’Amalfitano.

La partie 4, partie des crimes, décrit tous les corps de femmes découverts et leur nom, quand elles ont pu être identifiées, depuis 1993 à Santa Teresa, année où le décompte de cadavres de femmes a commencé dans la ville et aux alentours, en alternance avec les investigations d’un policier, Juan de Dios Martinez, et les aveux du principal suspect des meurtres, plaidant son innocence en prison.

La partie 5 est la partie d’Archimboldi, racontant l’enfance et la carrière militaire de Hans Reiter pendant la Seconde Guerre mondiale, puis sa vocation littéraire pour laquelle il prend le nom de plume d’Archimboldi, en référence au peintre italien Arcimboldo, pour se cacher après avoir tué un homme. Son neveu n’est autre que l’homme emprisonné pour les meurtres des femmes à Santa Teresa dans la partie 4.

Une question se pose quant à la scénographie, y aurait-il trop de passages filmés qui prendraient le pas sur le jeu théâtral ? Si nous pouvons percevoir les caméras comme un facteur d’éloignement du spectateur par rapport à la représentation, avec une matérialisation du quatrième mur car les espaces filmés sur scène étaient plus ou moins clos, la vidéo peut transmettre plus d’émotions grâce à un rapprochement du spectateur des personnages, et un aspect de confidence lorsqu’un acteur regarde l’objectif, donnant la sensation de s’adresser au spectateur directement. Les changements de mise en scène peuvent être également perçus comme nécessaires pour tenir le spectateur captivé durant 9h. En effet, durant les 5 parties du spectacle, le jeu théâtral, la vidéo, la narration sont utilisés, mais également le texte direct projeté. Le spectateur devient téléspectateur et lecteur durant la pièce. La vidéo, visiblement à la mode cette année au Festival d’Avignon (Les Damnés, Tristesse(s)), peut avoir l’air de dénaturer le théâtre ici, mais ce dernier évolue, se modernise, encore faut-il que la présence de la caméra y soit justifiée….

Dans 2666, la vidéo peut représenter le côté médiatique des critiques cherchant à retrouver Archimboldi, la médiatisation de l’affaire des meurtres de femmes, d’autant plus que dans la dernière partie qui raconte la véritable histoire d’Archimboldi, qui est inconnue des critiques, la vidéo disparaît avec l’aspect médiatique.

Le spectateur sort frustré et déçu du spectacle car la partie des crimes, extrêmement oppressante, insoutenable, poussant le spectateur à bout avec une description très réaliste des corps retrouvés à Santa Teresa durant 2h20 s’agit d’une fin en soi, le but étant de mettre à l’épreuve le spectateur, alors que ce dernier, captivé, s’attend à découvrir la résolution de l’affaire, qui n’aura jamais lieu.

La dernière partie est en effet décevante car le spectateur croit qu’il va enfin découvrir tous les liens entre les 5 parties, or la seule chose qui est révélée est qu’Archimboldi est l’oncle du principal suspect des meurtres de Santa Teresa.

Cette déception est voulue, l’auteur de 2666, suivi par le metteur en scène Julien Gosselin, entraînent le lecteur et le spectateur dans des fausses pistes, jouant avec leurs attentes.

D’autant plus, ils donnent à voir dans la dernière partie des détails sans importance, bien loin de ce qu’on veut savoir, comme l’explication des parfums de glaces durant les cinq dernières minutes, alors qu’on attend désespérément une révélation ultime pour ne pas rester sur notre faim.

De nombreux éléments ne sont pas expliqués à la fin à notre grande surprise, comme si le livre était tellement gros qu’on ne pouvait que nous livrer des bouts des parties sans avoir le temps de nous y immerger, nous faire comprendre leur sens et leur lien entre eux ainsi que leur intérêt.

Pour conclure, trop de points sont restés obscurs et inexpliqués durant cette pièce, on ne saura pas qui sont les véritables responsables des meurtres et les liens entre toutes les parties si ce n’est qu’Archimboldi, l’auteur qui intéresse les critiques de la première partie, n’est autre que l’oncle du principal suspect des meurtres de femmes de Santa Teresa de la quatrième partie. Le titre lui-même reste une énigme : 2666, bien que 666 n’est pas sans rappeler le chiffre du diable. Même en sachant que ce chiffre, qui représente une année, est tiré, d’un autre roman de Bolaňo, Amuleto, on a toujours du mal à comprendre pourquoi il a donné son nom à ce roman.

Le fait que les acteurs jouent plusieurs rôles est également troublant car on ne sait pas toujours quel rôle ils jouent, s’il s’agit de plusieurs personnages ou d’un seul qui revient à plusieurs reprises.

Les similarités notées dans l’état des corps retrouvés, le nom du soit-disant véritable meurtrier révélé par le principal suspect à priori innocent, l’émission télévisée filmée en alternance avec la description des corps retrouvés avec une voyante qui voit tous ces corps, sans oublier le zoom sur l’histoire d’une des femmes disparues, avec une de ses amies qui raconte leur relation à un policier, sont tout autant d’éléments intrigants qui restent sans explication ni suite à la fin, ce qui est très décevant car ce sont ces détails qui suscitent l’intérêt. Si cette frustration est voulue, elle est bien trop grande pour m’avoir fait aimer la pièce, et je n’en vois toujours pas l’intérêt. Je crois que le message du metteur en scène était loin de mes attentes, plus profond, mais surtout trop flou pour être perceptible. Cependant, il m’a donné envie de lire le roman.

Texte de Clément Istre

Image de Axel Gonzales

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