Une proposition tout à fait intéressante de la part de la Garance ! #

Le Samedi 10 octobre, 2020. Pas de commentaires

Le théâtre la Garance souhaite développer une pratique autonome et hors temps scolaire chez ces jeunes spectateurs, mais aussi que les arts du spectacle permettent de créer la rencontre entre des personnes a priori éloignées les unes des autres. C’est dans ce double objectif qu’a été créé, en 2018, le groupe jeunes de la Garance.

Ce groupe rassemble des jeunes de 13 à 25 ans d’horizons variés, certains pratiquants déjà le théâtre ou la danse, d’autres pour qui c’est une première. Il a consisté, les deux premières années, à constituer avec eux un parcours sur la saison, alternant spectacles et ateliers/rencontres avec des artistes.

Pour cette nouvelle saison, le programme s’articule autour de 3 temps forts :

Un stage journalisme, avec le journal Le Ravi :

afin d’appréhender l’écriture journalistique en couvrant les répétitions et la création du spectacle Rebetiko. Les articles seront publiés sur le blog du journal et de La Garance.

Etapes Quand ? Durée Quoi ?
2020 Introduction Jeudi 22 octobre | 14h > 16h 2 h Prise de contact, présentation de l’écriture journalistique, éditorialisation.
Séance de travail #1 Vendredi 30 octobre | 14h > 18h(Semaine résidence Anima Théâtre – Rebetiko) 4 h Rencontre avec les artistes, interviews, choix des articles
Spectacle Rebetiko : jeudi 5 novembre | 19h 2 h Découverte du spectacle, débat critique
Séance de travail #2 Samedi 14 novembre
10h > 12h puis 13h > 15h

4 h Retranscription / Rédaction des articles

Un stage théâtre, Et demain le ciel, avec la Cie Tourneboulé :

Cette Cie souhaite créer au printemps 2022 un spectacle professionnel, où les comédiens seront des adolescents et jeunes adultes du territoire.

Cette année 2020/21 en constitue une préfiguration, une première rencontre, autour d’un weekend puis d’une semaine de résidence-laboratoire, basés sur des ateliers de pratique (et une première restitution publique à l’issue).

Etapes Quand ? Durée Quoi ?
2021 Introduction vendredi 22 janvier | 18h 2 ou 3h Présentation du projet, des artistes
Séance de travail #1 samedi 23 janvier | 10h > 18h 7 ou 8h Ateliers de pratique artistique
Séance de travail #2 Lundi 26 au vendredi 30 avril 7 ou 8h/jour Ateliers, collectage, écriture, etc.
Restitution vendredi 30 avril
(fin de journée)
2 h Présentation publique, sur scène, du travail réalisé

Une partie du groupe, parmi les volontaires, poursuivra le projet durant l’année scolaire 2021/22. Mais il sera tout à fait possible de s’arrêter là, cette première phase étant un projet fini en soi.

Un spectacle participatif, Comme un vent de noces, avec Pascale Daniel-Lacombe (Théâtre du Rivage) :

Le spectacle se passe durant une cérémonie de mariage, et nécessite la participation de figurants.

Le groupe suivra des ateliers pour se préparer avec les artistes, puis participera à une représentation du spectacle.

Etapes Quand ? Quoi ?
2021 ateliers 13 ou 14 janvier Présentation du projet, ateliers de pratique pour découvrir le rôle à tenir
Spectacle 1 date parmi les 3 suivantes : 26, 27 ou 28 mars (le soir) Être un spectateur-figurant complice.

Modalités pratiques :

Gratuit (sauf place de spectacle Rebetiko : 10€), ouvert à tous de 13 à 25 ans, quel que soit le niveau de pratique artistique.

Infos et inscriptions : scolaire@lagarance.com / 04 90 78 64 60

Il est intéressant, pour la cohésion, qu’un noyau dur fasse les 3 projets, mais cela n’est pas exigé. Un jeune peut ne faire qu’un, ou 2, de ces projets, en fonction de ses disponibilités et intérêts.

Nous croyons beaucoup à ce groupe jeunes qui a suscité de beaux moments d’échange et de solidarité, des rencontres passionnantes, ainsi que quelques orientations professionnelles.

A vous de jouer !!!!

Programme de la semaine d’art en octobre#

Le Dimanche 4 octobre, 2020. Pas de commentaires

PROGRAMME DÉFINITIF  SEMAINE D’ART EN AVIGNON

LUNDI 26 OCTOBRE :

Rdv lycée 16h45

spectacle Le Jeu des ombres à la Fabrica à 17h30 (durée 2h15)

MARDI 27 OCTOBRE :

Spectacle Traces à la collection Lambert à 14h (durée 1h)

15h-16h30 : Temps de travail au musée Angladon sur le spectacle de la veille

MERCREDI 28 OCTOBRE :

Spectacle Une cérémonie à Benoît XII à 13h (durée 2h)

15h-16h30 : Temps de travail au musée Angladon sur le spectacle de la veille


Le couvre-feu induit la suppression de la générale de Moby Dick et de la rencontre avec Jean Bellorini qui ne sont plus compatibles avec les nouveaux horaires des spectacles.

Pourquoi faire du théâtre selon Peter Brook ?#

Le Lundi 28 septembre, 2020. Pas de commentaires

Cliquez sur le lien c-dessous :

Peter Brook nous dit pourquoi faire du théâtre

Une leçon de théâtre par Michael Lonsdale, un géant qui nous a quittés#

Le Lundi 28 septembre, 2020. Pas de commentaires

PROPOS DE MICHAEL LONSDALE
« Les artistes sont très souvent schizophrènes. Mais il faut qu’ils le soient pour être artistes. Ils inventent un monde à eux et ainsi ils peuvent vivre. Avec leurs lois, parce qu’ils ne supportent pas les lois du monde. Heureusement pour eux qu’ils sont schizophrènes.
L’art est le lieu de libération, leur bouée de sauvetage. Chagall par exemple peint des vaches vertes dans le ciel parce qu’il voit des vaches vertes. Il les voit. C’est un lieu de liberté absolue.
Les artistes sont souvent très en avance sur leur temps. Le temps n’a ni d’arrière, ni d’endroit… Il leur faut ça pour vibrer, pour vivre. Ce n’est pas dans la réalité de notre monde. Ils se soignent à condition de faire comme ils sentent. Tout le monde est extrêmement coincé, d’abord par l’éducation : « Je fais ceci, pas cela .» Et puis vient le moment où : « Je fais autre chose. » Cela peut passer par les sons, les notes de musique, les couleurs… Une autre chose inexprimable.
Bien sûr, à propos des vaches vertes dans le ciel, on peut parler de la folie…
Les montres molles, par exemple, quand elles ont été peintes par Dali, n’existaient pas dans la réalité. Maintenant si. On commence à en fabriquer. Elles étaient pressenties. De même les prophéties extraordinaires de Victor Hugo sur le monde industriel annoncent la catastrophe. Les artistes savent.
C’est difficile quand on est dans le mortel de parler de l’immortel. Je ne pense pas que les humains puissent penser à quelque chose qui n’existe pas. Ce qu’ils pressentent existe. Mais nous sommes limités dans notre temps. L’esprit, le spirituel nous sortent de là. On est là, et puis un jour on n’est plus du monde des vivants. »


LE THEÂTRE
Jouer, c’est jouer avec la présence du public qui réagit directement par des pleurs, du silence, des rires. C’est comme si vous racontiez à quelqu’un qui est là une histoire. C’est magnifique. Certains soirs avec Madeleine Renaud, quand on jouait « L’amante anglaise », il y avait des temps comme les aimait Claude Régy où le public ne bronchait pas, entièrement suspendu à ce qui se passait. Face à ce public qui regarde bien, qui écoute bien, vous osez faire des choses que vous ne feriez pas avec une salle qui bouge, moins attentive. Le public, tous les soirs, est un monstre à plusieurs têtes. Il y a une personne là, mais elle a dix, quarante, cinquante, cent, deux cents, parfois mille têtes et c’est pourtant un cœur à cœur.
Un professeur de lettres disait : « Quand mes élèves m’écoutent bien, ça me rend plus intelligent… » Quand on sent une écoute qui est d’accord avec vous, vous osez aller plus loin.
Un acteur prend le rôle qu’il est capable d’exprimer. Un bon metteur en scène choisira des gens pour jouer tel timide, ou tel violent, selon la nature du rôle. Pour un bon acteur, on dit qu’il faut une rencontre à mi-chemin, ce qui veut dire qu’il ne faut pas que le rôle devienne vous, qu’on ne voit plus que vous, comme certains acteurs qui jouent à peu près tout pareil, et il ne faut pas non plus que le rôle vous envahisse au point que vous n’êtes plus vous-même. Il faut donc apporter votre vie, votre sensibilité et votre rythme, votre vision du personnage.
Il faut inventer tous les jours. Ne pas faire systématiquement les mêmes gestes, les mêmes effets, comme on dit. Quel terrible mot ! Des fois les gens rient à telle ou telle réplique ; alors à force l’usure s’installe et on a tendance à rechercher l’effet un peu mécaniquement. Cela devient beaucoup moins drôle. Enfin, c’est tout un art.
J’ai vaincu ma timidité. C’est un lieu où il faut s’exposer. Un acteur doit se montrer au-delà de ce que l’on voit de lui. Vous parlerez au public, vous lui ferez des confidences que vous ne ferez à personne dans la vie. Et vous montrerez des choses que vous ne montrerez pas dans la vie. C’est donc un dépassement de soi par lequel on se rend compte que l’on est capable de façons de penser complètement différentes. Cela élargit énormément le comportement et on découvre des manières d’être insoupçonnables. On se retrouve brutalement métamorphosé par un rôle. Quand ce sont des rôles de méchants, avec de mauvais sentiments, on s’aperçoit que l’on peut être très agressif.
A force de simuler les sentiments, on finit par bien les connaître dans la vie et on s’aperçoit assez vite quand les gens parlent faux ou sincèrement. On le sent. Il y a un ton, une inflexion, juste un petit déraillement de la voix qui nous fait dire : « Cette personne ne dit pas la vérité ». Il y a des gens qui mentent très bien, puis d’autres non ; mais on sent quand les gens parlent justes, vrais, qu’ils sont eux-mêmes ou quand ils ont un langage fabriqué, tout posé d’avance.
Pour être comédien, il faut avoir une capacité d’observation, d’imitation et être pleinement soi-même quand on est quelqu’un d’autre. La nécessité d’être comédien vient sans doute d’un malaise de vivre, déjà et d’une incapacité d’accepter la vie telle qu’elle est. A travers des personnages, on s’envole, on voyage… « Je est un autre ». Nous sommes plusieurs autres…

Et encore de nouvelles pièces de la Comédie Française#

Le Vendredi 22 mai, 2020. Pas de commentaires

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Une pièce de Pauline Bureau à voir par les élèves de première spécialité#

Le Vendredi 22 mai, 2020. Pas de commentaires

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Un vrai bijou : « Le Misanthrope » de Molière à la Comédie Française#

Le Mardi 28 avril, 2020. Pas de commentaires

La mise en scène de Clément Hervieu-Léger nous montre un Alceste tellement humain, à la fois sensible et insupportable, magnifiquement interprété par Loïc Corbery, originaire d’AVIGNON !!!!!!! Et ses camarades sont tout aussi bons !

C’est ici : 1385275-le-misanthrope.html

A ne rater sous aucun prétexte : le Henri VI de Thomas Jolly !!!!

Le Mardi 28 avril, 2020. Pas de commentaires

Rien de plus déjanté que ce Henri VI!!!

Tout à fait rock’n roll et décoiffant, à déguster comme une série, en plusieurs épisodes !!!!!!

En podcast : six tragédies de Racine, parce qu’on ne s’en lasse pas !#

Le Mardi 28 avril, 2020. Pas de commentaires

Phèdre, Bérénice, Andromaque, Bajazet, Britannicus, Iphigénie

La Comédie-Française ouvre en ligne sa malle aux trésors#

Le Mercredi 8 avril, 2020. Pas de commentaires

La maison de Molière propose, pendant le confinement, La Comédie continue !, accessible sur son site Internet et sur sa page Facebook.

La Comédie-Française.La Comédie-Française. JEAN-LOUP GAUTREAU / AFP

Imaginez que la Comédie-Française ouvre ses malles remplies de trésors… En ces temps de confinement où les théâtres rivalisent d’initiatives pour garder le contact avec le public, c’est un peu ce que fait la Maison de Molière, qui a lancé, lundi 16 mars, La Comédie continue !, une chaîne en ligne accessible sur son site Internet (comedie-francaise.fr) et sur sa page Facebook (comedie.francaise.officiel).

Le premier trésor de la maison, c’est d’abord sa troupe de comédiens, qui s’est mobilisée pour offrir des rendez-vous variés, poétiques et pédagogiques, tout au long de l’après-midi à partir de 16 heures chaque jour, avant que ne soit diffusée, dans la soirée, l’une des innombrables créations du « Français », lesquelles ont toutes fait l’objet d’une captation depuis quarante ans.

Lundi 30 mars à 16 heures et des poussières, c’est donc le 521e sociétaire de la troupe, l’impérial Serge Bagdassarian, qui est apparu en gros plan sur l’écran pour annoncer le menu du jour, tandis que le lendemain officiait la jeune et charmante pensionnaire Claire de la Rüe du Can. Le premier rendez-vous du jour, intitulé « Le 4 h de Ragueneau », soit cinq minutes de poésie, a donné lieu à un moment de grâce : la comédienne Anne Kessler, qui est aussi metteuse en scène et peintre, a offert deux petits dessins animés artisanaux et délicats, sur les poèmes Sensation, d’Arthur Rimbaud, et L’Age héroïque, d’Henri Michaux.


Le deuxième rendez-vous est, paraît-il, « celui qui fait trembler tous les membres de la troupe ». Intitulé « Les comédiens repassent le bac français », il a vu Coraly Zahonero et Véronique Vella s’en tirer brillamment, la première, qui n’a jamais eu son bac, avec Les Liaisons dangereuses de Laclos, la seconde, dûment diplômée, avec Une charogne, de Baudelaire.


L’administrateur général de la Comédie-Française, Eric Ruf, est ensuite venu parler de son métier, remplacé le lendemain par Agathe Sanjuan, conservatrice-archiviste de la maison, qui règne sur un fonds exceptionnel, la Comédie-Française étant le seul théâtre au monde à avoir aussi bien conservé ses archives depuis sa création, en 1680. La maison comptabilisant 70 métiers différents, il y aura de quoi faire en cas de prolongement du confinement.

Aux environs de 17 heures, place aux enfants, avec des lectures de contes, qui peuvent être réécoutées à l’heure du coucher. Florence Viala, un des piliers de la troupe, a ainsi offert un moment magique, avec Fleur de lupin, de Binette Schroeder, et Le Petit Soldat de plomb, d’Andersen.


Vient ensuite le moment du « Foyer des comédiens », qui se décline en plusieurs pastilles : « Mon alexandrin préféré », « L’enfance de l’art » et « Ma cuisine d’acteur ». Pour inaugurer le premier, Denis Podalydès a été brillant, forcément brillant, en évoquant « Le printemps adorable a perdu son odeur », un vers tiré du Goût du néant de Baudelaire, et fort troublant à entendre, dans les temps que nous vivons. Tandis que le lendemain c’était la jeune comédienne Jennifer Decker qui livrait avec flamme sa passion pour Hugo en général et pour ce vers en particulier, tiré d’Hernani« Il vaudrait mieux pour vous aller aux tigres même/Arracher leurs petits qu’à moi celui que j’aime ! »

Dans « Ma cuisine d’acteur », le sociétaire Christian Gonon racontait sa rencontre avec un maître du kathakali indien, et le secret qu’il lui avait livré sous forme d’acrostiche : « ACTOR = A comme action, C comme concentration, T comme timing, O comme originalité et R comme rythme ».


Au vu de ces deux premières journées, les surprises devraient donc être nombreuses au fil des jours et des rendez-vous, avant que ne démarre la soirée proprement dite, à 18 h 30, avec un portrait d’acteur, un spectacle jeune public ou un seul en scène, suivis par la captation d’un spectacle. Après La Double Inconstance de Marivaux mise en scène par Anne Kessler et Les Trois Sœurs de Tchekhov par Alain Françon, on pourra voir, d’ici au dimanche 5 avril, Le Misanthrope de Molière par Clément Hervieu-Léger, Trois hommes dans un salon, le spectacle Brel-Brassens-Ferré créé par Anne Kessler, L’Hôtel du libre-échange de Feydeau par Isabelle Nanty, Peer Gynt d’Ibsen par Eric Ruf ou encore La Forêt, le film réalisé par Arnaud Desplechin d’après la pièce d’Alexandre Ostrovski.

On nous promet aussi la diffusion de spectacles historiques de la maison, comme la Bérénice de Racine signée par Klaus Michael Grüber, ou La Vie de Galilée de Brecht par Antoine Vitez. La Comédie continue, oui, même dans les temps difficiles.

La Comédie continue !, tous les jours à partir de 16 heures sur le site de la Comédie-Française (comedie-francaise.fr) et sur sa page Facebook (comedie.francaise.officiel).

Par Fabienne Darge Publié le 01 avril 2020 à 16h32 sur le site Le Monde