Au théâtre de La Colline Stanislas Nordey monte et joue Edouard Louis#

Le Lundi 25 mars, 2019. Pas de commentaires

« Pour les dominants, le plus souvent, la politique est une question esthétique :

une manière de se penser, une manière de voir le monde, de construire sa personne.

Pour nous, c’était vivre ou mourir ». Édouard Louis

Dans la lignée de Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux ou Didier Eribon, l’écriture d’Edouard Louis se déploie à partir de son existence. Après avoir marqué nombre de ses lecteurs avec ses deux premiers romans aux allures biographiques En finir avec Eddy Bellegueule en 2014 et Histoire de la violence en 2016, il répond à l’invitation du metteur en scène et interprète Stanislas Nordey, un texte à dire, à lire, une œuvre pour le théâtre.

Ce nouveau récit se présente sous la forme d’un monologue. Un homme se rend dans l’appartement de son père et découvre, sur une chaise, un corps abîmé, celui d’une certaine classe ouvrière d’une région défavorisée de la France d’aujourd’hui. Il prend la parole et se remémore des épisodes de son enfance dans la tentative d’expliquer comment le corps de son père en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Dans une volte-face littéraire, le politique rejoint l’intime et raconte le corps des hommes.

Et aussi, cet entretien avec Stanislas Nordey : l-humeur-vagabonde-16-mars-2019

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