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Sublimes lectures de pièces de Racine par des acteurs de la Comédie Française#

Le Dimanche 6 octobre, 2019. Pas de commentaires

ca-peut-pas-faire-de-mal-05-octobre-2019

Eric Ruf parle de la mise en scène des classiques#

Le Samedi 28 septembre, 2019. Pas de commentaires

Une conférence très intéressante :
https://www.franceculture.fr/conferences/institut-national-du-patrimoine/la-mise-en-scene-des-classiques-face-au-poids-de-limaginaire-collectif

Le choeur des grenouilles#

Le Samedi 28 septembre, 2019. Pas de commentaires

Une façon amusante de découvrira la pièce d’Aristophane
sur-les-epaules-de-darwin-21-septembre-2019

Retour sur l’école du spectateur 2019#

Le Mercredi 7 août, 2019. Pas de commentaires

Retour en poésie de Juliette Mougel
Architecture

Architecture était pièce immaculée
Hystérie chaotique chorégraphiée
Une puissance brute imprégnée de folie
D’une violence étrange et d’innombrables cris
Dans le grand décors blanc explosait la famille
Le père contre fils, les maris et les filles
S’affrontaient en parole et monologues longs
Éclatait un mélange d’incompréhension
Un désordre émotif au vide cohérent
Ponctué de silence et de lourd corps chutant
Dans la déconstruction prospérait l’actuel
Incarné par la guerre aux échos tant cruels
Bateau dramatique passait entre l’histoire
A l’aide d’ellipses et du beau répertoire
De l’art à travers temps et de l’antiquité
Une organisation pourtant désordonnée
Mais il est dangereux de traverser l’époque
Car on perd l’énergie sur le plateau de toc
On créé un spectacle ennuyeux redondant
Soporifique aussi selon les ronflements
Mais on ne peut nier la belle performance
D’exceptionnels acteurs et de l’étrange ambiance
Offrant un rendu beau et très psychologique
Structuré, passionnant, monument historique
Accueillant en son flanc la déstructuration
Du monde qu’on connait poussant la réflexion

Mots du groupe, base du poème :
Long, intéressant, chaotique, étrange, dramatique, redondant, perte d’énergie, immaculé, hurlements, exceptionnel, hystérique, actualité, chorégraphie, psychologique, cohérent, blanc, parole, désordre, émotion, vide, performance, lieu historique, organisé, désorganisé, soporifique, silence, répétition, folie, déconstruction, monologue, incompréhension, chute, puissance, structuré, histoire, ellipse, beauté, violence, famille, guerre


Oksara

Dansez les corps dansez à travers les rideaux
Nous coupant des genres et de leurs idéaux
Nous faisant oublier que nous sommes humains
A l’aide de musique et de chants incertains
Devant nous de l’étrange et du spectaculaire
Mélange délicat de couleurs et lumières
Où se meuvent danseurs avec la précision
Ajoutée au contact et la respiration
Alors apparaissait la magie poétique
Créant devant nos yeux des tableaux esthétiques
Où se mêlaient symbiose et sensualité
Contraste avec la mort qui pourtant nous guettait
Le décès et le beau étaient en cohésion
Émotion qui naissait de la confrontation
Polyphonie étrange, vivace et gracieuse
Épurée, intrigante, atmosphère mélodieuse
Qui fait vibrer l’esprit et parfois clôt les yeux
Qui renforce l’image et donne un entre deux
Entre incompréhension et la complicité
Des danseurs, du public, d’une communauté
Alors on sort dehors, renversés, fatigués
Mais heureux d’avoir vu, écouté et rêvé

Mots du groupe, base du poème :
Beau, étrange, intriguant, incompréhension, atmosphère, esthétique, délicat, épuré, poétique, lumière, spectaculaire, magique, vivace, mélodieux, confrontation, mort, musique, rideau, cohésion, renversant, sans genres, image, gracieux, contact, mélange, chant, couleur, tableau, décès, communauté, respiration, précision, sensualité, symbiose, coordination, contraste, polyphonie, atmosphère, complicité, entre deux.

Nous l’Europe

Dans le dortoir du monde
Les pays se questionnent
Sur l’Europe l’enfant
À la croissance éteinte
Sur ses fonctions d’union
Et son utilité
Sur son histoire enfin
Naissance  mouvementée
Son présent reste aussi
Au milieu des tempêtes
Elle ne sait gérer
Ses parents, leur querelles
Alors tombe le corps
Du haut de la muraille
L’Europe se suicide
Mais ne meurt tout à fait
Pays parents sont là
La relevant sans fin
Aidés par le métal
De la femme à voix d’ogre
Pour finir les Beatles
Nous attirent sur scène
Chantant, criant aimant
La fête de l’Europe
Et visant sans faillir
La solidarité
La vie, la liberté


Nuits d’internat

Personne ne le sait si on ne l’a pas vu
Les nuits de l’internat dans le lycée désert
Où dorment d’étranges, jeunes hurluberlus
Ayant parfois c’est le cerveau à l’envers

Tous les soirs le schéma se passe et se répète
On arrive en zombie, de fatigue assommés
Mais heureux d’avoir vu sous l’appel des trompettes
Des œuvres qui nous ont déplus, émerveillés

Quelle erreur de penser que l’on ferme les yeux
On résiste avec peine à la voix de Morphée
Pour tous se rassembler plus ou moins silencieux
Créer à notre tour un spectacle endiablé

Alors dans Avignon les loups garous s’éveillent
Cupidon amoureux, le corbeau, le renard
Ce beau monde assemblé crée alors des merveilles
A coup de sortilège et violentes bagarres

Puis les plus raisonnables partent se coucher
En petit groupe alors on fait des réunions
Et on parle d’amour, de notre vie rêvée
Tant que l’épuisement n’ai pas notre abandon

Alors oui le matin lourdes sont les paupières
La fatigue nous gagne un peu plus chaque jour
Mais le soir rebelote, descendent les sorcières
Et on refait le monde à grand coup de toujours

En fait voilà aussi le pouvoir du théâtre
De tenir en éveil pour rassembler les gens
Animer les débats et regarder s’accroître
L’amitié, les rêves sous le soleil couchant



Alors pour tout cela, un grand et incommensurable MERCI !


Masterclasse Wajdi Mouawad#

Le Mercredi 7 août, 2019. Pas de commentaires

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Retour sur « Dan Då Dan Dog » à la Garance #

Le Dimanche 2 juin, 2019. Pas de commentaires

ANALYSE DE MARTINA, UNE ÉLÈVE TCHÈQUE QUI VA NOUS MANQUER


Jeudi le 14 mars on est allé voir un spectacle qui s’appelle Dan Då Dan Dog, aliasLe Mardi ouMorty est Mort,qui était écrit par Rasmus Lindberg et joué par les acteurs de Théâtre du Rivage. Il a eu le lieu à la Garance en Cavaillon. La mise en scène était faite par Pascale Daniel-Lacombe, qui a aussi fait la scénographie. La pièce était traduite par Marienne Ségol-Samoy, qui a aussi fait la dramaturgie, et Karin Serres. Le son était créé par Clément-Marie Mathieu et les lumières par Yvan Labasse. Les courtes scènes de danse étaient proposées par Elsa Moulineau. Cette pièce parle des problèmes sociaux d’aujourd’hui, notamment de la réflexion sur le sens de la présence des gens au monde et la crise de la quarantaine, comme des mécanismes d’adaptation après la mort de quelqu’un proche et des doutes et de la vie quotidienne en général.
DÉVELOPPEMENT :
À l’entrée dans la salle, tous les acteurs sont déjà présents sur la scène, chacun dans son coin, et ils font des mouvements répétitifs, mais juste avant le début de la pièce, la plupart d’entre eux sort de la lumière, pour ne pas empêcher le jeu. La scénographie était très profondément réfléchie dans cette pièce. Sur le plateau, on trouve tout un mécanisme manipulant des plaques mobiles sur scène, qui aident à créer des espaces différents. Par exemple, pour la toute première scène, il y a une plaque qui symbolise un coin de salon, où est assis monsieur qu’on ne connaît pas encore et une femme se tient debout derrière son fauteuil. Quand la scène commence, cette plaque est tirée en avant par des cordes métalliques et les personnages sont mis sous la lumière. Je trouvais cette idée très créative et très efficace, car elle a aidé à imager différents espaces mentaux, et même a donné la capacité de mettre en scène des scènes qui auraient autrement être très difficiles à gérer (par exemple quand plusieurs personnages racontent une histoire racontée par autre personnage). À part de cela, la scénographie était plus symbolique qu’explicite, par exemple, je sens que la première scène se passe dans le salon à cause du fauteuil, mais cet espace pourrait également être un bureau
ou une salle de ciné personnelle, parce que cette chambre est équipée d’un fauteuil et d’un projecteur. Cela laisse beaucoup d’imagination aux spectateurs.
Les lumières étaient simples, en général, la lumière utilisée était blanche, mais les lumières ont changé selon la situation : pendant les scènes nostalgiques elles étaient plus jaunes ou oranges, et pendant les scènes dramatiques ou négatives elles étaient bleues. Elles ont donc servi à mieux transmettre les émotions des personnages sur scène. Les lumières n’étaient pas très exploitées, mais je trouve qu’elles ont bien souligné le travail des acteurs et augmenté la perception de la signification des scènes, ce qui a aidé aux spectateurs à bien comprendre ce qu’ils voyaient, parce que vu que cette pièce était proche du théâtre de l’absurde, on aurait pu avoir des problèmes par rapport à la sincérité ds scènes.
Le décor de la scène était marqué par le dispositif des plaques qui représentaient les différents espaces. Sur le côté jardin, on a pu voir un fauteuil avec deux lampes, au milieu de la scène, il y avait des bancs et sur le côté cour, il y avait une table avec deux chaises et un lit avec un matelas et des couvertures. Le côté cour était utilisé comme la chambre de personnage de Sonny, l’espace au milieu était réservé au personnage de père de Sonny, j’imagine que c’était son bureau, mais ça aurait pu être également une cuisine. Ces espaces déplaçables ont été complétés par les bancs mobiles, qui ont été utilisés pour créer un pont soit proches des spectateurs, soit de l’autre côté du plateau. Tout le décor était simple, dans les couleurs neutres, j’ai noté que le matériel utilisé pour ces objets était plutôt le métal que le plastique ou le bois. Le décor a changé souvent selon les scènes pour convenir au mieux aux acteurs et pour représenter de nombreux espaces (une gare, la rue, plusieurs maisons, un cimetière). Il y avait aussi la neige utilisée dans une scène, qui était dispersée sur la scène de haut, et à la fin de la pièce, personnage de la femme qui est en train de mourir utilise des cordes métalliques pour s’envoler.
Puis, de nombreux objets ont été utilisés, le plus remarquable était un balai, qui était utilisé par plusieurs personnages pour représenter le chien, Morty. Cet objet était le plus remarquable représentant de l’aspect comique de cette pièce, parce que les acteurs qui ont travaillé avec ont basculé entre le fait que c’est un chien pour les personnages et le fait que c’est quand même un objet artificiel. Je trouvais cette idée géniale, parce que la présence de cet objet-personnage a vraiment aidé à alléger quelques scènes graves, plus les acteurs ont des fois vraiment donné l’impression de travailler avec un chien, ce que je trouvais drôle. De plus, on voit personnage de Sonny utiliser un fusil, quand il veut tuer Herbert, on voit aussi des valises portées par les personnages de la touriste ou par Amanda, quand elle décide de partir à l’étranger. On peut aussi voir les papiers qui portent le message de la maladie mortelle, qui va tuer la femme, ou une tasse à café, où les écouteurs, mais leur importance n’est pas très haute.
La musique employée était moderne, sans paroles, souvent jouée au piano accompagné de la batterie, et elle a, comme les lumières, servi à augmenter les émotions présentes sur scène. Pendant les scènes, quand les personnages parlent, elle n’est pas trop utilisée, pour ne pas empêcher leurs paroles, mais pendant les scènes de la danse de la touriste ou quand Sonny écoute de la musique pour travailler avec ses émotions, elle est bien forte. Ce niveau d’exploitation de la musique me paraît suffisant, je crois qu’elle a bien accompagné la pièce tout en laissant un espace aux paroles, qui étaient très importantes. Je crois que ça aurait possible de l’utiliser un peu plus, mais je comprends qu’il ne faut pas empêcher l’attention des spectateurs non plus.
Ensuite, lereste d’univers sonore, on note surtout que les acteurs aboient pour représenter Morty ou à la fin les bruits de la balle qui rebondit sur des nombreux objets, pour finalement assassiner Morty. Sinon l’univers sonore n’était pas très marquant, par contre j’ai remarqué, que les plaques ne faisaient pas de bruit quand elles étaient déplacées sur la scène, ce qui était très agréable pour le spectateur.
Les acteurs ont porté des costumes de l’époque contemporaine. Pour certains personnages la tenue a changé pendant la pièce, par exemple, quand on voit Herbert dans son travail de médecin, il porte (comme on attend) une blouse de laboratoire, par contre quand il promène Morty, ou quand il le cherche, il porte une veste d’hiver et une casquette. La femme qui va mourir change sa tenue aussi, quand elle visite le cimetière pour réfléchir sur sa vie et son défunt mari, le père de Sonny enlève ses vêtements à la fin du jeu, quand il se lâche finalement et danse à travers la scène. Par contre la touriste ne change pas ses vêtements, même quand il neige sur la scène ce qui fait un contraste avec les autres. À la fin, quand Morty est atteint par la balle, plusieurs personnages ont les vêtements colorés par le sang, notamment la femme qui va mourir et Herbert, qui essaye de ressusciter Morty. L’utilisation des tenues contemporaines semblait évidente, car la pièce est écrite récemment.
Selon moi, les acteurs ont joué naturellement, ou au moins dans la plupart des scènes (il faut dire, que je ne sais pas si c’est vraiment possible de jouer naturellement qu’on vole dans dix mille mètres d’altitude). J’ai beaucoup apprécié les scènes avec Morty ou la scène après la séparation d’Amanda de Sonny, où Sonny parle de tout ce qu’il souhaite pour Amanda. Je trouve que l’acteur a vraiment bien trouvé le côté agressif de cette scène. De plus, j’ai été étonnée par la force de sa voix, car il est arrivé à crier vraiment fortement sans empêcher l’articulation de ses paroles, même s’il a parlé vers le sol, et pas vers les spectateurs.
CONCLUSION :
Je trouve que cette pièce avait un plus grand impact que les pièces de théâtre traditionnelles, parce qu’on n’est pas encore habitué à la manière dont elle nous raconte une vérité sur nous-mêmes. Puis j’ai beaucoup aimé la scénographie, car elle a permis de mettre en scène comment les personnages racontent les paroles des autres personnages, ce qui me paraît génial. La pièce était très touchante aussi. C’était magnifique que la pièce ne mélange pas seulement les différents lieux, mais les différents temps aussi (par exemple, quand au milieu de la pièce, on se trouve dans une scène qui se passe quelques jours avant le début, et qui explique comment Amanda et Herbert se sont connus). De plus j’ai bien aimé la manière avec laquelle la pièce mélange les registres comique et tragique. Par exemple au tout début, on observe deux personnages qui répètent beaucoup de fois quelques phrases. Au départ, c’est drôle, mais comme le temps passe, on commence à réfléchir sur le sens de ces répétitions et la scène développe un côté tragique. Quelques traits sont aussi augmentés jusqu’à l’absurdité, par exemple l’indécision d’Herbert ou le fait que personnage de la femme n’a aucune possibilité de vivre à partir du moment où elle découvert qu’elle va bientôt mourir, ou qu’elle « lâche prises » à la fin et cætera. Ces aspects du spectacle m’ont beaucoup plu, parce que ça laissait au spectateur la décision du registre majeur de la pièce. J’ai aussi bien aimé les réflexions sur la vie et la manière dont elles étaient montrées par les acteurs.

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Une expérience géniale pendant le Festival #

Le Jeudi 16 mai, 2019. Pas de commentaires

La Région souhaite mettre en place avec Avignon OFF un prix découverte qui récompense la première création en Avignon d’une compagnie de Théâtre installée dans la région. Pour cette première édition du Prix de la Jeune Création Région SUD, nous sollicitons la participation de 4 ou 5 élèves issus de la section théâtre de votre établissement afin d’être membres du jury.

Sous la houlette d’un Président de jury, artiste de la Région (en cour de sélection) les jurés seront mobilisés du 8 au 13 juillet inclus. Ils seront accueillis dès le 8 juillet 10h sur la péniche de la Région Sud amarrée au Quai de la Ligne où se déroulent les rencontres professionnelles pendant une semaine.

Après avoir fait connaissance, un temps de discussion autour de la jeune création sera proposé et la liste des spectacles sélectionnés leur sera soumise. Les jurés auront du 8 au 12 juillet pour se présenter dans chacun des lieux et voir les spectacles de la sélection. Ils bénéficieront d’une gratuité pour tous les spectacles de cette sélection. Les nuitées et les repas ne seront pas pris en charge.


La compagnie lauréate sera désignée à l’issue de la semaine avec à la clé un chèque de 3000€, la gratuité d’un module de formation de l’ARCADE Agence Régionale des Arts du Spectacle en Région, qui accompagne les compagnies dans leur structuration et leur professionnalisation, la gratuité d’un temps de travail en résidence à la Régie.


Le Prix sera remis en présence de Michel Bissière, Vice-Président de la Commission rayonnement culturel, patrimoine et traditions de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur le samedi 13 juillet sur la péniche Région Sud.

SAVE THE DATE !!!!!!#

Le Jeudi 16 mai, 2019. Pas de commentaires

Le samedi 1 juin les élèves de théâtre de la seconde à la terminale auront la trouille et le plaisir de vous  présenter leur travail de l’année, à la Chartreuse, au Tinel, une grande première !!!
Soyez curieux, fiévreux, venez nombreux, restez précautionneux  (mieux vaut réserver au 04 90 15 24 24).

horaire établissement classe enseignante contenu
16h-16h20 Mistral seconde spé Sonia Bresson Alexia Vidal , à nos corps défendus
16h30-16h50 Mistral 1ère spé Sonia Bresson Sabine Tamisier
17h-17h20 Jean Vilar 1ère Geneviève Lepage Sabine Tamisier autour du théâtre forum
18h-18h20 Mistral ter fac Sonia Bresson Christian Giriat
18h30-18h50 Mistral 1ère fac Géraldine Tellene Christian Giriat Avions en papier d’Elise Wilke

Joël Pommerat : « Monsieur Blanquer, votre réforme du lycée va dégrader la qualité des enseignements artistiques »#

Le Dimanche 12 mai, 2019. Pas de commentaires

Dans une tribune au journal Le Monde, l’auteur-metteur en scène dénonce les effets de la réforme sur les enseignements artistiques


Il y a quelques semaines, j’ai signé une pétition lancée par une association nationale de professeurs, d’artistes et de structures culturelles pour défendre la place de l’enseignement artistique au lycée. J’ai signé cette pétition parce que je voudrais qu’une société comme la nôtre continue à offrir à des jeunes gens lycéens la possibilité de découvrir des œuvres, de rencontrer des artistes, et surtout de pratiquer un art. Je pense que l’école est le lieu propice pour une telle rencontre, et même qu’il s’agit de sa mission. A titre personnel, j’ai pu constater les bénéfices extrêmement concrets de ces enseignements artistiques tels qu’ils ont été pensés et mis en place il y a environ trente ans. Bien sûr, on pourrait faire encore mieux, mais ce qui m’inquiète aujourd’hui c’est le risque qu’on fasse moins bien.


Le 29 mars, vous m’avez fait l’honneur, Monsieur le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, de m’adresser une lettre, pour faire suite à ma signature et me détailler mieux votre projet. J’ai le regret de vous dire, Monsieur le ministre, que vos arguments me m’ont pas convaincu. En effet, derrière l’ambition que vous affichez pour votre réforme d’ouvrir plus largement l’accès aux enseignements artistiques à tous les élèves sans distinction, c’est une réalité très différente qui se profile.


La préférence aux spécialités « rassurantes »
Comme vous ne pouvez pas l’ignorer, votre réforme du bac, qui fait suite à celle de l’entrée à l’université (Parcoursup), va certainement pousser la grande majorité des élèves à faire des choix stratégiques et professionnels de plus en plus tôt. En dehors d’une minorité d’élèves issus de milieux culturels favorisés et soutenus par leurs parents, il est évident que très peu s’aventureront à choisir une spécialité artistique face à des spécialités plus rassurantes et professionnalisantes comme les mathématiques, la physique, les sciences politiques ou les langues.


Le jeu des coefficients (très haut pour les matières choisies en spécialité, et minime pour les options facultatives) est un autre élément évidemment discriminant et décourageant que vous semblez sous-estimer. L’art avant d’être une option professionnalisante (et rentable) ne devrait-il pas se penser et s’éprouver en dehors de toute stratégie de carrière et de logique économique ?


Vous avez revalorisé la philosophie dans votre réforme, or l’art, en tant qu’expérience, qu’expérimentation ouverte aux autres et au monde, ne devrait-il pas lui aussi être mieux défendu ? C’est le contraire qui va se produire, puisque sur les douze spécialités proposées, seules sept devraient pouvoir être assurées au sein des établissements. Pour les cinq autres, dont l’art justement, les élèves devront se déplacer, ce qui prend du temps, coûte de l’argent, sans parler de la complexité pour les établissements d’établir des emplois du temps concertés.

Finalement, la liberté de choix affichée par votre réforme sera contredite entièrement par les nombreuses difficultés que vous semblez ne pas voir, et ce n’est malheureusement pas la création dans une dizaine de lycées des spécialités cinéma ou théâtre qui changera la donne. Depuis des années, beaucoup de professionnels alertent sur les moyens donnés à ces enseignements artistiques afin de garantir une ambition minimum.
Tout porte à croire que ces enseignements où on développe une réflexion personnelle et un sens du travail collectif, ces enseignements artistiques à haute valeur ajoutée sont bel et bien menacés.


Actuellement, le financement du partenariat avec les artistes est en nette réduction dans la plupart des régions. Et demain, les ouvertures de spécialités que vous annoncez se feront sans financement supplémentaire pour rémunérer ces mêmes artistes qui doivent travailler avec les enseignants. Dans les options, leur présence ne sera même plus obligatoire.
Que dire, Monsieur le ministre, d’un enseignement artistique sans artiste ?
C’est pour toutes ces raisons que je réaffirme ma toute première impression : par choix politique ou par négligence, votre réforme va dégrader la place et la qualité des enseignements artistiques dans notre système éducatif. Il est évident que contrairement à ce que vous prétendez, dans votre lettre du 29 mars, il n’y a pas « toutes les raisons de penser que le nombre d’élèves qui suivent ces enseignements va augmenter significativement dans les années à venir ».

Tout porte à croire que ces enseignements où l’on prend le temps de se confronter aux œuvres et à ceux qui font le métier d’artiste, où on se donne le temps d’expérimenter de l’intérieur différents processus artistiques, où on acquiert un regard critique, où on développe une réflexion personnelle et un sens du travail collectif, ces enseignements artistiques à haute valeur ajoutée sont bel et bien menacés. En espérant que vous pourrez prêter attention à ces arguments.


Joël Pommerat est auteur et metteur en scène. Il a notamment écrit « La Réunification des deux Corées » (Actes Sud, 2013) et « Ça ira (1) Fin de Louis » (Actes Sud, 2016), pièce qui a reçu trois ­Molière en 2016 – Molière du metteur en scène d’un spectacle de théâtre­ ­public, de l’auteur francophone vivant et du théâtre public. Elle est actuellement jouée au Théâtre de la Porte Saint-Martin, à Paris.

Avis d’audition pour le Festival d’Avignon#

Le Jeudi 9 mai, 2019. Pas de commentaires

AVIS D’AUDITION

1 JEUNE FILLE POUR ARCHITECTURE
MISE EN SCÈNE DE PASCAL RAMBERT


Dans le cadre de sa 73è édition, le Festival d’Avignon recherche pour la compagnie structure production une jeune fille (18 ans révolus au 23 juin 2019), vivant sur Avignon ou dans les environs, de petite taille et ayant un air juvénile pour jouer une enfant de 12 ans dans le spectacle Architecture, qui sera créé et mis en scène par Pascal Rambert dans la Cour d’honneur du Palais des papes.


Ce spectacle est interprété par : Emmanuelle Béart, Audrey Bonnet, Marie-Sophie Ferdane, Marina Hands, Arthur Nauzyciel, Stanislas Nordey, Denis Podalydès de la Comédie-Française, en alternance avec Pascal Rénéric, Laurent Poitrenaux, Jacques Weber.


Aucune expérience de théâtre n’est exigée


Rémunération sur les répétitions et les représentations selon grille SYNDEAC

PLANNING RÉPÉTITIONS du mardi 25 juin au samedi 29 juin, mardi 2 et mercredi 3 juillet 2019, dans la Cour d’honneur, en soirée (à confirmer)


REPRÉSENTATIONS les 4-5-6 juillet et les 8-9-10-11-12-13 juillet 2019


DURÉE ESTIMÉE DU SPECTACLE : 3 heures


HORAIRE DE DÉBUT : 21h 30


DISPONIBILITÉ
Disponibilité requise sur toute la période : du 25 juin au 13 juillet 2019

RENCONTRE
Le metteur en scène et auteur Pascal Rambert et l’équipe de production du Festival d’Avignon rencontreront les jeunes filles présélectionnées à La FabricA (rue Paul Achard), le jeudi 23 mai 2019 entre 16h et 19h.

Document à consulter et télécharger ici : Annonce Audition Festival d’Avignon