Et un site incroyable#

Le Samedi 21 mars, 2020. Pas de commentaires

Parce que le confinement n’est pas une barrière à la créativité:
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Des nouvelles du Festival d’Avignon#

Le Samedi 21 mars, 2020. Pas de commentaires

Paul Rondin : « Nous ne nous posons pas la question d’annuler le Festival d’Avignon »

Selon le directeur délégué du festival, un seul spectacle a été déprogrammé pour le moment.

Directeur délégué du Festival d’Avignon, Paul Rondin raconte au Monde la préparation de l’événement dans le contexte de l’épidémie de Covid-19.

Quel est l’état du Festival d’Avignon au jeudi 19 mars ?

Comme tout le pays ou presque, le festival est en télétravail. Il n’y a plus aucun salarié sur les sites, à Avignon, mais nous avons une très intense activité téléphonique ou par visioconférence : nous avons besoin de travailler parce que, pour nous, la perspective reste clairement l’ouverture de la 74e édition, le 3 juillet. A aucun moment, là où nous en sommes aujourd’hui, nous ne nous posons la question d’une annulation du festival.

Combien de spectacles sont prévus ?

Une bonne quarantaine, comme l’an passé, mais, à la différence de l’année dernière, il y a plus de spectacles étrangers : 60 %, contre 50 %. Un seul a déjà été annulé : il repose sur la rencontre d’une équipe africaine et d’une équipe européenne, qui nous ont fait savoir qu’elles ne pourraient pas livrer leur spectacle, parce qu’elles ont pris trop de retard dans leur création.

Pour les autres, tout va dépendre de la situation sanitaire dans les pays concernés, et il y en a beaucoup. Aujourd’hui, la visibilité est quasiment nulle : tout évolue si vite que je ne peux pas dire quels pays pourront envoyer leurs équipes. On fera du cas par cas. Pour l’ensemble des spectacles, à part ceux qui ont déjà été créés, je ne dirais pas qu’il n’y a pas énormément de problèmes : les gens ne pouvant plus se réunir, les répétitions sont annulées, la fabrication des décors est suspendue. En ce moment, on cherche les moyens, notamment des salles de répétition pour que les artistes puissent finir de créer leurs spectacles au plus près du festival, en juin.

Lire l’entretien avec Paul Rondin : « Le mécénat est le cheval de Troie des groupes privés »

Prenons l’exemple de la Cour d’honneur, où doit être présentée, en ouverture du festival, la création d’« Orfeo », écrit par Valère Novarina et mis en scène par Jean Bellorini. Comment pensez-vous faire, en sachant qu’il faut au moins trois semaines pour aménager la Cour du Palais des papes ?

Il faut effectivement trois semaines pour monter les gradins et les plateaux. Ensuite, il faut faire les aménagements son et lumière, puis ceux qui sont spécifiques à la création prévue dans la Cour. Normalement, ils commencent mi-avril. Avec la direction technique du festival, nous avons calculé que nous pouvons nous permettre de les décaler jusqu’à début mai. Mais, si nous ne pouvons pas aménager la Cour avant fin mai, la question se posera d’ouvrir le Festival d’Avignon avec un spectacle dans la Cour d’honneur.

« On sera agiles, et on trouvera des solutions audacieuses »

Ce que je souhaite, et que nous souhaitons tous, dans l’équipe, c’est de trouver des solutions. Nous nous y attelons au quotidien avec les artistes, partout dans le monde. Parce que l’isolement des artistes est redoutable, en ce moment, et particulièrement dans l’art du théâtre, qui est collectif. Je ne dis pas que c’est plus facile pour un photographe ou un peintre. Je dis simplement que, dans le théâtre, l’explosion des groupes est en train de générer une solitude terrible. On essaye donc de tenir cet espoir – et aucun espoir n’est vain – de se retrouver en juillet à Avignon. On sera agiles, et on trouvera des solutions audacieuses. Et je sais que les spectateurs auront un tel désir de retrouver les artistes que, même s’il manque un bout de décor, même si on ne joue pas tout à fait comme on en avait rêvé, on aura absolument besoin de ces retrouvailles, de cette république du théâtre que constitue Avignon.

Brigitte Salino

Une pépite à voir ABSOLUMENT (et IMPÉRATIVEMENT POUR CEUX QUI CONTINUENT EN SPÉ EN TERMINALE)#

Le Samedi 21 mars, 2020. Pas de commentaires

L’École des Femmes de Molière, mise en scène de  Braunschweig :
theatreodeon

Des mines d’informations sur les métiers du théâtre#

Le Vendredi 20 mars, 2020. Pas de commentaires

Cliquez sur les liens c-dessous et peut-être naîtront des envies :

MetiersTheatre.pdf

les-metiers-du-theatre

11322996

Les-metiers-et-l-emploi-dans-les-arts-du-spectacle

metiers-techniques-du-theatre-et-du-spectacle-vivant

actualite-metiers_du_spectaclefiche_metier.cfm


Des liens utiles en cette période difficile de confinement #

Le Jeudi 19 mars, 2020. Pas de commentaires

- pour des captations de spectacles de théâtre :

https://www.theatre-video.net/culturebox/

- et le très beau et passionnant journal du confinement de Wajdi Mouawad, auteur au programme cette année et qui le restera en terminale spécialité l’an prochain:

https://www.rtbf.be/culture/scene/theatre/detail_au-theatre-dans-votre-salon-20-spectacles-en-ligne-pour-survivre-au-confinement?id=10461014&fbclid=IwAR3kaEyd89TE-tl0SscX-W4V2ePR7OBRNv_OQRAFpMzhVhYsb8QwAD4OFls

Ressources sur le théâtre antique pour les premières spécialité théâtre#

Le Jeudi 19 mars, 2020. Pas de commentaires

Une mine d’or si vous cliquez sur le lien ci-dessous :

https://fresques.ina.fr/en-scenes/parcours/0021/la-tragedie-grecque-et-ses-reecritures.html

Et puis encore pour les 107 et les autres, une captation d’un spectacle sur « Phèdre »#

Le Jeudi 19 mars, 2020. Pas de commentaires

A nouveau, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous :

1140853-phedre-de-francois-gremaud-au-theatre-de-lausanne.html

Pour les premières 107 : une mise en scène de « Phèdre » mise en scène par Christophe Rauck #

Le Jeudi 19 mars, 2020. Pas de commentaires

Cliquez sur le lien ci-dessous :

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Pour les premières 107 : une mise en scène de l’acte II scène 5 de « Phèdre » par Patrice Chéreau#

Le Jeudi 19 mars, 2020. Pas de commentaires

Cliquez sur le lien ci-dessous :

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Masterclass avec Baptiste Amann le 20 novembre 2019#

Le Mardi 3 décembre, 2019. Pas de commentaires

La grâce, c’est le mot qui apparaît et me reste dans la tête.
Il est des êtres touchés par la grâce, des êtres qui savent aussi la diffuser. Baptiste est de ceux-là.
Baptiste, à 16 ans, c’était déjà un auteur en puissance, une voix singulière. Ce qui a fait de lui un auteur_texte et spectacle tout à la fois_ ce sont ses refus. Je ne peux m’empêcher de penser aux propos de René Char : « L’acquiescement éclaire le visage. Le refus lui donne la beauté ». Il a su refuser tout ce qui s’écartait de son projet, peut-être même quand celui-ci n’était pas clair encore pour lui, il a tracé son sillon avec obstination, il a su s’entourer, accepter une posture qui n’allait pas de soi, pour lui qui a chevillés au corps des principes d’égalité et de démocratie : celle du metteur en scène.
Il avait 16 ans lorsque je l’ai vu sur scène la première fois, un être magnétique attirant la lumière.  Mais ce n’est pas la place qu’il occupe sur ce spectacle : il est tout à la fois, auteur, metteur en scène et scénographe. Nos élèves ont vu son spectacle « Des territoires…(et tout sera pardonné ?) » à la Garance le mardi 19 novembre. C’est une œuvre forte, complexe, qui questionne, bouleverse et agit en nous longtemps. Depuis le premier volet de la trilogie, ses spectacles gagnent en puissance. Je suis impressionnée par celui-ci, éblouie, remuée.
Le lendemain, échange à bâtons rompus entre nos élèves et Baptiste : sur le cirque, le théâtre et la découverte de la littérature au lycée, là où s’origine le goût des mots et de la scène. Casquette sur la tête, il partage son territoire proche encore du leur, transmet son savoir, explique de façon lumineuse puis dirige nos élèves en lecture avec précision et bienveillance. « Un mélange rare d’intelligence et d’humilité » m’écrit ma collègue Sonia Bresson. « Un parcours qui fait rêver » me dit une journaliste au téléphone.
Indéniablement.
Un parcours qui doit beaucoup, ainsi que le reconnaît Baptiste avec une élégance toute camusienne, à l’enseignement du théâtre au lycée. Un enseignement qui doit donc être défendu avec ferveur. Pour les prochains Baptiste.